Unrapport mentionne en effet que ce groupe a « tentĂ© de se mĂȘler Ă  la foule en chantant “La Marseillaise”61 », Ă  la suite d’une opposition verbale avec un autre groupe d’étudiants aux opinions politiques adverses. EffectuĂ©e sans discrĂ©tion, donc, cette tentative de se mĂȘler Ă  la foule ne semble pas destinĂ©e Ă  dissoudre le groupe pour prĂ©server ses membres d Voici toutes les solution Militant en opposition avec une autoritĂ© politique. CodyCross est un jeu addictif dĂ©veloppĂ© par Fanatee. Êtes-vous Ă  la recherche d'un plaisir sans fin dans cette application de cerveau logique passionnante? Chaque monde a plus de 20 groupes avec 5 puzzles chacun. Certains des mondes sont la planĂšte Terre, sous la mer, les inventions, les saisons, le cirque, les transports et les arts culinaires. Nous partageons toutes les rĂ©ponses pour ce jeu ci-dessous. La derniĂšre fonctionnalitĂ© de Codycross est que vous pouvez rĂ©ellement synchroniser votre jeu et y jouer Ă  partir d'un autre appareil. Connectez-vous simplement avec Facebook et suivez les instructions qui vous sont donnĂ©es par les dĂ©veloppeurs. Cette page contient des rĂ©ponses Ă  un puzzle Militant en opposition avec une autoritĂ© politique. Militant en opposition avec une autoritĂ© politique La solution Ă  ce niveau dissident Revenir Ă  la liste des niveauxLoading comments...please wait... Solutions Codycross pour d'autres langues
MilitantEn Opposition Avec Une AutoritĂ© Politique - CodyCross La solution Ă  ce puzzle est constituéÚ de 9 lettres et commence par la lettre D CodyCross Solution pour MILITANT EN OPPOSITION AVEC UNE AUTORITÉ POLITIQUE de mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s. DĂ©couvrez les bonnes rĂ©ponses, synonymes et autres types d'aide pour rĂ©soudre chaque puzzle
Notes 1 Weber M., Essais sur la thĂ©orie de la science, Paris, Plon, 1965, p. 206-209. Je remercie Cl. Gauthier et F. Matonti pour leur lecture vigilante d’une premiĂšre version de ce texte. 2 Sur cette question, voir Collovald A. et GaĂŻti B., Des causes qui parlent
 », Politix, 16, 1991. 3 Les citations sont puisĂ©es dans les travaux de J. Ion. On se reportera principalement aux analyses de cet auteur parce qu’elles systĂ©matisent le mieux les points de vue dĂ©veloppĂ©s par d’autres chercheurs sur les nouvelles formes d’engagement politique et sur le processus d’individuation qui les sous-tendrait, Ion J., La fin des militants ?, Paris, Éd. de l’Atelier, 1997 ; L’évolution des formes de l’engagement public », in Perrineau P. dir., L’engagement politique. DĂ©clin ou mutation ?, op. cit.; Le modĂšle associatif entre l’idĂ©al dĂ©mocratique et la nostalgie des corps intermĂ©diaires », Revue de l’économie sociale, avril 1988 ; Interventions sociales, engagements bĂ©nĂ©voles et mobilisation des expĂ©riences personnelles », in Ion J. et Peroni M. dir., Engagement public et exposition de la personne, Paris, Éd. de l’Aube, 1997. 4 Voir Muxel A., Jeunes des annĂ©es quatre-vingt-dix Ă  la recherche d’une politique “sans Ă©tiquette” », in Perrineau P. dir., L’engagement politique, op. cit. 5 Sur tous ces points, voir Ion J., La fin des militants ?, op. cit. 6 Terrail Destins ouvriers. La fin d’une classe ?, Paris, PUF, 1990. 7 Schwartz O., Le monde privĂ© des ouvriers. Hommes et femmes du Nord, Paris, PUF, 1990. Également RetiĂšre et Schwartz O., OĂč en est la classe ouvriĂšre ? », ProblĂšmes politiques et sociaux, 727, 1994. 8 Hassenteufel P., Pratiques reprĂ©sentatives et construction identitaire une approche des coordinations », Revue française de science politique, 1, 1991. 9 Voir BĂ©vort A., La CFDT, la dĂ©syndicalisation et la tradition syndicale française », in Chazel F. dir., Action collective et mouvements sociaux, Paris, PUF, 1993. 10 Nouvelles lectures du monde ouvrier de la classe aux personnes », GenĂšses, 6, 1991. On reprend ici la plupart des remarques Ă©clairantes de l’auteur concernant la critique de l’usage du processus d’individuation. 11 Voir chapitre 1. 12 Voir les textes rassemblĂ©s dans Perrineau P., L’engagement politique, op. cit. 13 Elias N., La civilisation des mƓurs, Paris, Calmann-LĂ©vy, 1973. 14 On reprend ici les analyses de J. Ion qui note Ce qui est neuf ici, c’est aussi la nature des objectifs visĂ©s par l’action en public le souci de rĂ©sultats l’emporte sur la volontĂ© de la victoire. On retrouve ici une tendance forte [
] ce que nous appelons l’idĂ©alisme pragmatique, c’est-Ă -dire le maintien simultanĂ© des objectifs Ă  long terme et la recherche concrĂšte d’une efficacitĂ© sur le court ou moyen terme. PlutĂŽt que l’expression de la puissance l’action directe, mĂȘme si elle est symbolique par rapport Ă  l’ampleur du problĂšme considĂ©rĂ©. PlutĂŽt que la rĂ©fĂ©rence explicite obligĂ©e aux clivages politiques, le rappel des principes et des valeurs fondant l’action [
]. Dans un tel jeu oĂč le nombre ne fait plus forcĂ©ment la force, les compĂ©tences techniques s’affirment comme qualitĂ© spĂ©cifique savoir nĂ©gocier, disposer d’un carnet d’adresses, pouvoir mobiliser des rĂ©seaux, monter des dossiers s’avĂšrent comme un ensemble de ressources indispensables Ă  la bonne efficacitĂ© du groupement » La fin des militants ?, op. cit., p. 75. 15 Et si dans le prĂ©sent continue encore Ă  exister la maniĂšre ancienne » de s’engager celle de la remise de soi totale, c’est sous la forme de persistance archaĂŻque ou de niches » qui ont, presque naturellement, pour particularitĂ©s de rassembler tous ceux qui ne peuvent et ne savent faire face au changement militants ĂągĂ©s que le nouveau fonctionnement a laissĂ©s en marge », sections ou groupes locaux – par exemple de partis politiques – qui subsistent Ă  l’intĂ©rieur de groupements plus larges perpĂ©tuant de façon quasiment isolĂ©e des modalitĂ©s d’inscription devenues globalement obsolĂštes », niches qui apparaissent comme le refuge de personnes – jeunes ou ĂągĂ©es – souvent isolĂ©es, en difficultĂ© d’insertion, et plus globalement, en mal d’identitĂ© », voir Ion J., La fin des militants ?, op. cit., p. 60-61. 16 On peut dĂ©jĂ  remarquer que tous les mots employĂ©s sont Ă  la fois en vogue et piĂ©gĂ©s tant leur connotation actuellement laudative ou pĂ©jorative l’emporte sur la signification exacte de la rĂ©alitĂ© Ă  laquelle ils renvoient. On peut encore noter que cette façon plus que balancĂ©e de saisir les Ă©volutions politiques historiques est devenue une maniĂšre commune de penser chez nombre d’intellectuels et de savants mĂȘme historiens dĂšs qu’ils s’intĂ©ressent Ă  la vie politique. Songeons Ă  l’opposition entre nationalisme ouvert » donc gĂ©nĂ©reux, tolĂ©rant et nationalisme fermĂ© » donc xĂ©nophobe, repliĂ© sur des Ă©goĂŻsmes nationaux voire raciaux, communautĂ© » et donc communautarisme, danger pour les valeurs rĂ©publicaines et sociĂ©tĂ© » Ă©galitĂ©, dĂ©mocratie
 Par exemple, Winock M., Nationalisme, antisĂ©mitisme et fascisme en France, Paris, Seuil, 1982. 17 Sur l’importation de Weber en France, voir Pollak M., Max Weber en France. L’itinĂ©raire d’une Ɠuvre, Cahiers de l’IHTP, 3, juillet 1986. Ce double enjeu trouvait une expression d’ordre Ă©pistĂ©mologique dans l’invention d’une nouvelle mĂ©thode l’intervention sociologique. Pour une prĂ©sentation de ces analyses, Neveu E., Sociologie des mouvements sociaux, Paris, La DĂ©couverte, 1996. 18 Voir Touraine A., La voix et le regard, Paris, Seuil, 1978. 19 Voir Reynaud E., Le militantisme moral », in Mendras H. dir., La sagesse et le dĂ©sordre, Paris, Gallimard, 1980. Il est important de prĂ©ciser qu’E. Reynaud n’avançait qu’avec une extrĂȘme prudence ce qualificatif de militantisme moral » elle utilisait plutĂŽt au dĂ©but de son article la notion d’entrepreneurs moraux ». L’auteur prenait soin aussi de situer professionnellement les entrepreneurs moraux » en les trouvant chez ceux qui exercent souvent des mĂ©tiers liĂ©s aux mĂ©canismes des contrĂŽles sociaux enseignants, Ă©ducateurs, infirmiĂšres, mĂ©decins » et qui disposaient, de par leur profession, des moyens de transcrire leurs jugements de valeur en dĂ©cision de portĂ©e sociale ». Ce sont les usages scientifiques » ultĂ©rieurs qui vont reprendre le terme sans souvent s’informer sur le texte lui-mĂȘme et en le dĂ©tachant de toutes caractĂ©risations sociales. Il a fait ainsi retour » dans la science politique française via un passage par les États-Unis et les sociologues amĂ©ricains des mobilisations qui Ă©voquent le militant par conscience », celui qui n’aurait aucun intĂ©rĂȘt direct dans l’engagement auquel il consent. MĂȘme autorisĂ©e par la science politique amĂ©ricaine, la notion mĂ©rite d’amples critiques sur lesquelles nous reviendrons plus loin. 20 Bidou C., Les aventuriers du quotidien. Essai sur les nouvelles classes moyennes, Paris, PUF, 1984. 21 Sur tous ces points voir l’introduction Ă©clairante de la thĂšse de Lechien, Pratiques humanistes. Engagements militants et investissements professionnels, thĂšse de sociologie sous la dir. de G. Mauger, Paris, EHESS, 2002. L’auteur montre encore que le militant moral » apparaĂźt dans un contexte d’efflorescence des associations de tous ordres et de forts dĂ©bats intellectuels et scientifiques sur les classes moyennes. Elle note Ă©galement que pour E. Reynaud, le militant moral » rejette la dĂ©possession par les experts » le contexte politique et intellectuel ayant changĂ©, le militant distanciĂ© » lui va rejeter la dĂ©possession de la dĂ©lĂ©gation. On ne peut que remarquer nĂ©anmoins les multiples emprunts non explicitĂ©s faits Ă  la dĂ©finition d’E. Reynaud dans la caractĂ©risation de l’attitude du militant distanciĂ© », hormis son attention Ă  situer professionnellement et socialement ce type de militant. 22 J. Ion rĂ©cuse ainsi, pour qualifier le militant distanciĂ© », le terme de militant moral » qu’il associe au militant classique, vĂ©ritable spĂ©cialiste du devoir ĂȘtre » Interventions sociales, engagements bĂ©nĂ©voles et mobilisations personnelles », art. citĂ©, p. 81. Il prĂ©cise encore que le militantisme distanciĂ© » n’exclut pas une implication intense » mais que celle-ci est mesurĂ©e », circonstanciĂ©e » et rĂ©versible ». Une telle association de mots aux significations contradictoires rend pour le moins difficile la comprĂ©hension de ce type de militantisme. 23 Par exemple est Ă©voquĂ© le militant » comme figure modĂ©lisĂ©e » de l’engagement en dĂ©clin et non des militants socialement et politiquement diffĂ©renciĂ©s ou des pratiques sociales et politiques hĂ©tĂ©rogĂšnes ; sont convoquĂ©es des rĂ©fĂ©rences Ă©tymologiques des mots et non leurs usages sociaux. Il est ainsi rappelĂ© que l’étymologie du terme militant » comporte une connotation militaire et religieuse » qui, valable pour le passĂ©, ne peut concerner la figure du nouveau militant ». On note le mĂȘme rappel dans Klandermans [B.] et Mayer [N.], Militer Ă  l’extrĂȘme droite », in Perrineau [P.] dir., Les croisĂ©s de la sociĂ©tĂ© fermĂ©e. L’Europe et des extrĂȘmes droites, Paris, Éd. de l’Aube, 2001. J. Ion poursuit Figure hĂ©roĂŻque dont la grandeur confine Ă  la pathologie et qui reproduit la figure du prĂȘtre entiĂšrement pris par son engagement » p. 31. Pathologie », le mot est dĂ©jĂ  rĂ©vĂ©lateur mais quand il est associĂ© Ă  la religion » lorsque celle-ci dans le dĂ©bat public renvoie Ă  fanatisme », cela devient plus qu’un jugement une condamnation. 24 Un mouvement social » est un mouvement placĂ© au cƓur des contradictions sociales. Pour parvenir Ă  ce statut, une mobilisation doit ĂȘtre capable de dĂ©finir clairement un adversaire social, de se donner une identitĂ© sous la forme d’un projet qui porte la vision d’une autre organisation sociale et non d’une simple revendication ponctuelle. Voir Touraine A., La voix et le regard, op. cit. 25 Ainsi avant de donner la dĂ©finition pour le moins particuliĂšre du militant » citĂ©e plus haut, J. Ion prĂ©cise qu’il se refuse, par souci d’objectivitĂ©, Ă  entrer dans les dĂ©bats sur la dĂ©finition du militantisme. On peut noter que cette façon de faire autorise dĂšs lors des rapprochements scientifiquement irrĂ©prochables » puisque faits en toute objectivitĂ© » entre des militantismes opposĂ©s politiquement, par exemple celui du PCF et celui du FN et ainsi de continuer Ă  disqualifier le premier par l’évocation innocente » de l’ombre menaçante du second voir p. 101. On retrouve cette inclination, par exemple dans les analyses Ă©lectorales, oĂč l’invocation d’un gaucholepĂ©nisme » signale le passage d’électeurs de gauche Ă  un vote frontiste. Voir Perrineau P., La dynamique du vote Le Pen le poids du gaucholepĂ©nisme », in Perrineau P. et Ysmal C. dir., Le vote de crise, Paris, Presses de Sciences Po, 1995. La formule a fait choc et connaĂźt un certain succĂšs autant par sa concision que par sa rencontre avec d’autres interprĂ©tations insistant sur le virage du rouge » au brun » des banlieues, alertant sur les alliances dangereuses entre les extrĂȘmes qui rejouent le climat de crise des annĂ©es 1930 et sur les problĂšmes posĂ©s par une immigration non intĂ©grĂ©e ». Cependant des Ă©tudes plus attentives aux situations concrĂštes des Ă©lecteurs ou des mobilisations Ă©lectorales mais moins entendues lui ont apportĂ© de sĂ©rieux dĂ©mentis. Voir Mayer N., Ces Français qui votent FN, Paris, Flammarion, 1999 ; Rey H., La peur des banlieues, Paris, Presses de Sciences Po, 1996. 26 Voir l’introduction et le chapitre 1, L’engagement militant », in Ion J., La fin des militants ?, op. cit. 27 Pour une analyse de ces approches et leurs impasses, voir Collovald A. et Sawicki F., Le populaire et le politique », Politix, 13, 1991. 28 Dont l’une des formes Ă©lĂ©mentaires consiste Ă  mesurer toutes les pratiques Ă  l’aune des normes du groupe dominant, ce qui conduit Ă  prĂ©senter celles des autres et notamment des plus dĂ©munis comme Ă©cart, dĂ©ficit, lacune ou archaĂŻsme. Ce qui semble prĂ©cisĂ©ment Ă  l’Ɠuvre ici. 29 Sur ce point, voir Grignon C. et Passeron Le savant et le populaire. MisĂ©rabilisme et populisme en sociologie et en littĂ©rature, Paris, EHESS/Gallimard/Seuil, 1989. 30 Traduction du concept d’Eigen-sinn » proposĂ© par A. LĂŒdtke pour penser les comportements ouvriers au travail dans les annĂ©es 1890 et ceux de 1920-1930 sous le nazisme. Voir LĂŒdtke A., Le domaine rĂ©servĂ© affirmation de l’autonomie ouvriĂšre et politique chez les ouvriers d’usine en Allemagne Ă  la fin du XIXe siĂšcle », Le mouvement social, janvier-mars 1984. Également, du mĂȘme auteur, Des ouvriers dans l’Allemagne du XXe siĂšcle Le quotidien des dictatures, Paris, L’Harmattan, 2000. 31 Sur cette notion, voir Weber F., Le travail Ă  cĂŽtĂ©, Paris, INRA/Éd. de l’EHESS, 1989 ; Pialoux M. et Beaud S., Crise du syndicalisme, dignitĂ© ouvriĂšre », Politix, 14, 1991. 32 Voir LĂŒdtke A., La domination au quotidien », Politix, 13, 1991, p. 74. 33 Voir Hoggart R., La culture du pauvre, Paris, Minuit, 1970 ; Schwartz O., Sur le rapport des ouvriers du Nord Ă  la politique », Politix, 13, 1991. 34 Protection morale qui s’exprime dans la rĂ©sistance aux titulaires de savoirs lĂ©gitimes et qui manifeste une volontĂ© de prĂ©server des formes collectives et solidaires de prise en charge des problĂšmes sociaux. Voir par exemple l’étude de Castelain sur la rĂ©sistance des dockers du Havre aux politiques antialcooliques ManiĂšres de vivre, maniĂšres de boire, Paris, Imago, 1989. 35 L’ensemble des travaux de M. Pialoux abordent d’une certaine façon cette question, voir entre autres Corouge C. et Pialoux M., Chroniques Peugeot », Actes de la recherche en sciences sociales, 52/53, 54, 57, 58, 1984-1985 ; Pialoux M., Le dĂ©sarroi du dĂ©lĂ©guĂ© », in Bourdieu P. dir., La misĂšre du monde, Paris, Seuil, 1993 ; Beaud S. et Pialoux M., L’esclave et le technicien, dĂ©mobilisation collective et dĂ©moralisation individuelle », Autrement, 126, janvier 1992. Sous un autre angle, Perrot M., Jeunesse de la grĂšve, Paris, Seuil, 1984. 36 Par exemple, RetiĂšre IdentitĂ©s ouvriĂšres. Histoire sociale d’un fief ouvrier breton 1909-1990, Paris, L’Harmattan, 1994. 37 Voir Pudal B., Prendre parti, Paris, Presses de Sciences Po, 1989. 38 Sur ce point, voir Matonti F., Les intellectuels et le Parti le cas français », in Dreyfus M., Groppo B., Ingerflom C., Lew R., Pennetier C., Pudal B. et Wolikow S. dir., Le siĂšcle des communismes, op. cit. 39 Comme le montre trĂšs bien G. Noiriel, une des raisons de l’érosion des organisations communistes se trouve dans la dĂ©structuration de cette Ă©thique ouvriĂšre sous l’effet de la montĂ©e du chĂŽmage et de l’effondrement de tous les lieux oĂč s’enracinaient les valeurs collectives du groupe et non par exemple dans le caractĂšre obsolĂšte de leur militantisme ou de leur idĂ©ologie, voir ImmigrĂ©s et prolĂ©taires Ă  Longwy 1880-1980, Paris, PUF, 1984 ; Les ouvriers dans la sociĂ©tĂ© française, XIX e-XXe siĂšcle, Paris, Seuil, 1986. Voir Ă©galement RetiĂšre La sociabilitĂ© communautaire, sanctuaire de l’identitĂ© communiste Ă  Lanester », Politix, 13, 1991. 40 Sur les pratiques de lecture de femmes de catĂ©gories populaires dans lesquelles joue Ă  plein cette Ă©thique du refus de la distinction poussant Ă  universaliser ses goĂ»ts et non Ă  les prĂ©senter comme marque d’originalitĂ© pour mieux les justifier, voir Thiesse Le roman du quotidien, Paris, Le chemin vert, 1984 et Des plaisirs indus. Pratiques populaires de l’écriture et de la lecture », Politix, 13, 1991. L’auteur remarque ainsi que le conformisme populaire, souvent dĂ©noncĂ© comme instinct grĂ©gaire et impur, est sans doute avant tout une attitude de sauvegarde face Ă  l’erreur dĂ©cevante ou humiliante » p. 60. 41 Pratiques que l’on retrouve ailleurs dans par exemple les prĂ©sentations de sa vie personnelle Ă  l’Ɠuvre dans les autobiographies. Voir Poliak C., ManiĂšres profanes de parler de soi », GenĂšses, 2002, Ă  paraĂźtre. 42 On peut en trouver une indication dans les procĂ©dures extrĂȘmement sourcilleuses de sĂ©lection des candidats aux fonctions occupĂ©es dans les organisations communistes oĂč la qualitĂ© de la personne est la question centrale. Sur ce point, voir Pennetier C. et Pudal B., Écrire son autobiographie. Les autobiographies communistes d’institution », GenĂšses, 23, 1996 ; La certification scolaire communiste », Politix, 35, 1996. 43 Il faut un regard bien lointain et rĂ©ducteur pour ne voir dans les revendications matĂ©rielles » des ouvriers ou des membres des catĂ©gories populaires que des revendications matĂ©rialistes et non des enjeux Ă©thiques. Il faut aussi un regard Ă©trangement aveugle sur les intellectuels et les catĂ©gories sociales appartenant aux classes moyennes Ă©duquĂ©es et en ascension pour accepter de dire qu’ils ne sont intĂ©ressĂ©s que par des questions culturelles ou identitaires et non Ă©galement par des biens matĂ©riels lĂ  aussi, les signes de richesse sont Ă©galement des signes de distinction sociale, avec aujourd’hui une force d’autant plus grande que la valeur morale d’un individu se mesure pour partie Ă  son aisance Ă©conomique. Les analyses en termes de postmatĂ©rialisme » ne sont ainsi, Ă  l’instar de celles qui Ă©voquent le postpolitique » ou le postmilitantisme », que des diagnostics et pronostics normatifs sur le changement social vouĂ©s Ă  ĂȘtre dĂ©mentis dans les faits le postmatĂ©rialisme » n’aura eu qu’une durĂ©e de vie extrĂȘmement courte et sans doute imaginaire. Les nouvelles protestations sociales sont toutes liĂ©es Ă  la prĂ©carisation sociale et se battent contre l’insĂ©curitĂ© Ă©conomique, voir Mathieu L., Les nouvelles formes de la contestation sociale », Regards sur l’actualitĂ©, 251, 1999. O. Fillieule a, lui, montrĂ© sur la base d’une vaste enquĂȘte quantitative, que, depuis les annĂ©es 1980, les luttes Ă  visĂ©e matĂ©rialiste salaires, emplois, social sont de trĂšs loin les plus nombreuses StratĂ©gies de la rue, Paris, Presses de Sciences Po, 1996. 44 Sur ces points, voir OfferlĂ© M., IllĂ©gitimitĂ© et lĂ©gitimation du personnel ouvrier en France avant 1914 », Annales ESC, 4, 1984 ; Pudal B., Prendre parti, op. cit. 45 Voir Lagroye J., Change and Permanence in Political Parties », Political Studies, 3, 1989. Par exemple, J. Ion note Sa singularitĂ© au militant ancien tient Ă  sa position au croisement de deux ensembles, celui de la communautĂ© et celui de la sociĂ©tĂ©. Il se doit d’ĂȘtre originaire du mĂȘme milieu que ceux qu’il reprĂ©sente et ne peut donc ĂȘtre porte-parole qu’à proportion qu’il reprĂ©sente les caractĂ©ristiques factuelles du groupe d’appartenance. Mais simultanĂ©ment il ne peut ĂȘtre guide que parce qu’il participe par ailleurs d’un rĂ©seau beaucoup plus large essentiellement vertical qui fait accĂ©der le premier ensemble Ă  un destin d’un autre rang. Si le militant perd les attributs du premier ensemble, horizontal-sociabilaire, le risque pour lui est de devenir un apparatchik, bureaucrate de la cause. Mais s’il perd contact d’avec le second, vertical-national, il est renvoyĂ© au sort commun de ses appartenances d’origine » Interventions sociales, engagements bĂ©nĂ©voles et mobilisation des expĂ©riences personnelles », art. citĂ©, p. 81. 46 Ce qui conduit Ă  traiter les organisations comme des entitĂ©s rĂ©ifiĂ©es, OfferlĂ© M., Les partis politiques, Paris, PUF, 1986. 47 Il suffit, par exemple, de se reporter aux travaux sur le syndicalisme des annĂ©es 1970 tels ceux de D. MothĂ© Le mĂ©tier de militant, Paris, Seuil, 1973. LĂ , pas d’attention aux formes d’adhĂ©sion est Ă©voquĂ©e, sur le mode de l’évidence, l’existence de militants occasionnels ou instrumentaux par rapport Ă  l’organisation mais insistance sur les rapports diffĂ©rentiels Ă  l’idĂ©ologie qui distinguent les militants entre eux, sur les cultures politiques propres Ă  chaque organisation syndicale et qui dĂ©terminent des types » de militants particuliers. DĂšs lors on peut se demander en quoi un engagement restreint » est vĂ©ritablement un comportement inĂ©dit et non pas le rĂ©sultat d’une attention nouvelle Ă  cette sorte de comportement, liĂ©e, tout particuliĂšrement, Ă  la focalisation rĂ©cente sur les individus au dĂ©triment des collectifs et encouragĂ©e par des partis pris d’analyse dĂ©sinscrivant les comportements sociaux de toutes dimensions structurelles et politiques. 48 Voir par exemple M. Ostrogorski prĂ©conisant de substituer aux partis omnibus des organisations ad hoc censĂ©es autoriser le dĂ©passement du formalisme partisan, c’est-Ă -dire aussi de l’abstraction et l’incompĂ©tence politiques ou R. Michels dĂ©plorant Ă  travers la loi d’airain de l’oligarchie » les effets conjuguĂ©s de la bureaucratisation et de la remise de soi. Pour une analyse des critiques savantes et politiques Ă©mises contre la professionnalisation politique, voir Damamme D., Professionnel de la politique, un mĂ©tier peu avouable », in OfferlĂ© M. dir., La profession politique, XIX e-XXe siĂšcles, Paris, Belin, 1999. 49 Pour l’analyse d’une de ces controverses, voir Garrigou A., Le secret de l’isoloir », Actes de la recherche en sciences sociales, 71/72, 1988. Plus largement, Le vote et la vertu. Comment les Français sont devenus Ă©lecteurs, Paris, Presses de Sciences Po, 1992. 50 Confondant comme l’écrit P. Veyne, les rationalisations d’aujourd’hui avec les reprĂ©sentations contemporaines d’hier Comment on Ă©crit l’histoire, Paris, Seuil, 1978. 51 Sur les dangers pour l’analyse d’une reprĂ©sentation crisologique » du monde, voir Dobry M., BrĂšve note sur les turpitudes de la “crisologie” que sommes-nous en droit de dĂ©duire des multiples usages du mot “crise” ? », Les Cahiers de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, 7, 1991. 52 On ne peut dĂ©velopper ici mais juste remarquer que cette vision et cette posture d’experts en dĂ©mocratie se retrouvent ailleurs dans les analyses d’autres phĂ©nomĂšnes critiques » et Ă  critiquer comme l’extrĂȘme droite, le populisme, les affaires », la corruption, l’insĂ©curitĂ©, etc. Voir notre article, Collovald A., Le populisme les usages d’une catĂ©gorie incertaine », in Dobry M. dir., Autoritarismes et fascismes en perspectives, Lisbonne, Ă  paraĂźtre 2002 ; voir Ă©galement Briquet et Garraud Ph., Juger la politique, Rennes, PUR, 2001. 53 Recours Ă  des experts mĂȘme si bien sĂ»r ce ne sont pas les mĂȘmes qui est gĂ©nĂ©ralisĂ© Ă  toutes les organisations et non rĂ©servĂ© Ă  celles qui font de l’expertise leur marque distinctive. 54 Voir par exemple le livre de discussion collective, Association, dĂ©mocratie et sociĂ©tĂ© civile, Paris, La DĂ©couverte, 2001 rassemblant praticiens et sociologues, ou encore les diffĂ©rents rapports sollicitĂ©s par les ministĂšres. Sandrier, dĂ©putĂ© du Cher a remis Ă  C. Bartolone, ministre de la Ville, un rapport sur les associations de la politique de la Ville » juin 2001 oĂč il prĂ©conise de soutenir les associations afin de mutualiser les projets ». Celui de P. Viveret, philosophe, ancien directeur de l’Observatoire de la dĂ©cision publique, aujourd’hui conseiller rĂ©fĂ©rendaire Ă  la Cour des comptes, rendu au secrĂ©taire d’État Ă  l’Économie solidaire en 2001, dans lequel il insiste sur l’obligation de reconnaĂźtre aux associations un rĂŽle de producteur de richesses sociales ». On ne saurait mieux montrer combien l’humeur politique et intellectuelle du temps est Ă  la valorisation des associations contre le militantisme classique ». 55 Voir par exemple les travaux de P. Rosanvallon sur l’histoire intellectuelle de la dĂ©mocratie. Par exemple, La dĂ©mocratie inachevĂ©e. Histoire de la souverainetĂ© du peuple en France, Paris, Gallimard, 2000. Ou encore Perrineau P., Les renouveaux de l’action publique », VingtiĂšme siĂšcle, 60, octobre-dĂ©cembre 1998. 56 Sous des formes moins inattendues et plus prĂ©visibles qu’il ne le semble. Par exemple, J. Ion note que le travail de l’agent administratif aurait finalement pour objet de constituer autrui “en personne” et plus seulement en ayant droit anonyme des dispositifs sociaux » Interventions sociales, engagements bĂ©nĂ©voles et mobilisation des expĂ©riences personnelles », art. citĂ©, p. 79. Il rejoint ici les propos de P. Rosanvallon et Ă  travers lui une fraction des hommes politiques de gauche et de droite sur la nĂ©cessitĂ© de repenser la question sociale » en refondant intellectuellement et moralement l’État providence. Passant par la prise en compte de la notion de risques », elle oblige Ă  rĂ©viser la conception ancienne de l’État social fondĂ© sur la notion des droits acquis ». Le nouvel État providence » remettrait Ă©galement en cause une machinerie de plus en plus opaque et de plus en plus bureaucratique qui brouille la perception des finalitĂ©s et entraĂźne une crise de lĂ©gitimitĂ© » voir La nouvelle question sociale. Repenser l’État providence, Paris, Seuil, 1995. 57 Voir sur ce point Gaxie D. et OfferlĂ© M., Les militants syndicaux et associatifs au pouvoir ? Capital social collectif et carriĂšre politique », in Birnbaum P. dir., Les Ă©lites socialistes au pouvoir, 1981-1985, Paris, PUF, 1985 ; Collovald A., La RĂ©publique du militant. Recrutement et filiĂšres de la carriĂšre politique des dĂ©putĂ©s », ibid. 58 Selon un processus que l’on peut repĂ©rer dans les usages politiques de la biographie ou les usages publics de la vie privĂ©e par les hommes politiques. Sur ces points, voir Collovald A., Jacques Chirac et le gaullisme, op. cit.; Le Grignou B. et Neveu E., IntimitĂ©s publiques. Les dynamiques de la politique Ă  la tĂ©lĂ©vision », Revue française de science politique, 43 6, 1993. 59 SchĂšme binaire qui, ne prĂ©disposant pas Ă  l’analyse des processus sociaux et historiques concrets constitutifs de la dynamique de la vie sociale, a tendance Ă  dĂ©sincarner le monde et les ĂȘtres sociaux alors mĂȘme qu’il revendique pour lui-mĂȘme et contre les autres, le souci de mieux prendre en compte les individus et les personnes ». Le problĂšme trĂšs largement oubliĂ© » est que depuis la fin du XIXe siĂšcle s’est opĂ©rĂ©e une Ă©tatisation de la sociĂ©tĂ© qui a profondĂ©ment modifiĂ© le statut de la personne » notamment en la faisant exister comme catĂ©gorie bureaucratique. Sur l’étatisation de la sociĂ©tĂ© comme pĂ©nĂ©tration de l’État dans la sociĂ©tĂ© et processus de mise en administration », voir le numĂ©ro de GenĂšses, 28, 1997. Noiriel G., La tyrannie du national. Le droit d’asile en Europe 1793-1993, Paris, Calmann-LĂ©vy, 1991. Sous un autre angle, Lacroix B., Ordre politique et ordre social », in Grawitz M. et Leca J. dir., TraitĂ© de science politique, t. 1, Paris, PUF, 1985. C’est dire que, alors mĂȘme qu’ils se pensent et se posent en adversaires dĂ©clarĂ©s de la bureaucratie ou du tout État », ceux qui insistent sur la personne » ne font que reprendre Ă  leur compte un schĂšme de pensĂ©e administratif les faisant devenir plus ou moins Ă  leur insu des intellectuels des petits clercs organiques » ? de l’État. 60 On ne peut trouver qu’étonnamment curieux de voir citĂ© dans le travail de J. Ion La fin des militants ?, op. cit., l’article de P. Bourdieu sur la reprĂ©sentation politique qui aurait dĂ» attirer l’attention sur la polysĂ©mie fonctionnelle » de l’activitĂ© de reprĂ©sentation. Seul est retenu le passage sur la dĂ©lĂ©gation en quelque sorte le Bourdieu » qui critique, entre autres, les marxistes et est critiquĂ© par eux, ce qui force » la pensĂ©e de l’auteur Ă  entrer dans une dĂ©monstration et une critique qui ne sont pas les siennes. Mais on pourrait noter la mĂȘme violence » dans les rĂ©fĂ©rences Ă  Elias nous y reviendrons ou Ă  B. Pudal dont la notion d’ intellectuel d’institution » est prĂ©sentĂ©e Ă  sens unique le petit clerc » dont le sort et l’audience Ă©taient tout attachĂ©s aux destinĂ©es des groupements » p. 77 et non comme celui qui, indissociablement, se mettait au service de l’institution. 61 Dans le texte d’E. Reynaud sur le militantisme moral » par exemple Ă©tait dĂ©noncĂ©e la dĂ©possession exercĂ©e par les experts au nom de leur extĂ©rioritĂ© par rapport aux problĂšmes sociaux. DĂ©sormais, dans le texte de J. Ion mais dans d’autres Ă©galement les experts ne dĂ©possĂšdent plus, ce sont les autoritĂ©s politiques hiĂ©rarchiques qui le font. Ils permettent au contraire au monde social de mieux s’accomplir grĂące prĂ©cisĂ©ment Ă  leur extraction » de tous les intĂ©rĂȘts sociaux et politiques en cours qui valide la scientificitĂ© au nom de laquelle ils se prĂ©sentent. 62 On peut ici reprendre les analyses d’E. Freidson sur la profession mĂ©dicale. S’inspirant de l’ interactionnisme symbolique », il montre, contre les analyses structuro-fonctionnalistes de T. Parsons qui prĂ©sentaient son essor comme liĂ© automatiquement au progrĂšs du savoir et de la compĂ©tence et Ă  la nouvelle organisation du travail des sociĂ©tĂ©s industrielles urbaines exigeant le recours Ă  des services spĂ©cialisĂ©s, que l’accession au statut de professionnel, se dĂ©finissant d’abord par la capacitĂ© d’autocontrĂŽle, reprĂ©sente toujours une lutte entre des groupes concurrents et constitue un processus de nature politique oĂč l’État intervient. Freidson E., La profession mĂ©dicale, Paris, Payot, 1984. 63 Selon les catĂ©gories de C. Grignon et Passeron in Le savant et le populaire, op. cit. 64 Sur cette question des modes de constitution des opinions », voir Gaxie D., Le cens cachĂ©, Paris, Seuil, 1993 et Enchantements, dĂ©senchantements, rĂ©enchantements. Les critiques profanes de la politique », in Briquet et Garraud Ph. dir., Juger la politique, Rennes, PUR, 2001 ; Bourdieu P., Culture et politique », Questions de sociologie, Paris, Minuit, 1984. 65 On peut rappeler Ă  la suite d’A. Hirschman que le mĂ©contentement ou la voice n’est pas synonyme de dĂ©fection exit mais une des modalitĂ©s d’appartenance Ă  l’organisation, DĂ©fection, prise de parole et loyautĂ©, Paris, Fayard, 1995. 66 Passeron Le raisonnement sociologique. L’espace non-poppĂ©rien du raisonnement naturel, Paris, Nathan, 1991. 67 Les Ă©tudes portant sur les biographies et leurs usages montrent cette possible plasticitĂ©, sous contrainte d’habitus, des identitĂ©s sociales et de leurs attributs, voir Pudal B., Prendre parti, op. cit.; Collovald A., Jacques Chirac et le gaullisme, op. cit. 68 J. Ion justifie son approche formaliste » par laquelle il s’agit de s’intĂ©resser non pas aux objectifs des groupements mais aux modalitĂ©s selon lesquelles ils s’organisent pour y parvenir et la place qu’y trouvent les individus qui s’y investissent » et dans laquelle on ne trouve aucun entretien avec les militants Nous entendons par lĂ  nous dĂ©marquer d’une approche qui, soit fait du discours des agents la vĂ©ritĂ© de leurs pratiques soit cherche Ă  ces pratiques des raisons d’ordre biographique ou sociographique inconnues des agents et que l’analyste aurait pour but de mettre Ă  jour Ă  leur insu » La fin des militants ?, op. cit., p. 14-15. Du coup on ne sait rien sur les significations dont les individus investissent leurs expĂ©riences ce qui ne fait que contribuer Ă  leur dĂ©sincarnation, sauf celles que leur attribue l’auteur, sans autorisation autre que celle de son propre point de vue. 69 Sur cette notion, voir Schwartz O., L’empirisme irrĂ©ductible », postface Ă  Anderson N., Le Hobo. Sociologie du sans-abri, Paris, Nathan, 1993. 70 Pour une illustration de cette auto-analyse, voir Mauger G., EnquĂȘter en milieu populaire », GenĂšses, 6, 1991. C’est dire d’une autre façon encore qu’il n’y a pas d’objet d’investigation sociologique sans qu’y soit inclus le rapport que le chercheur et les autres analystes du monde social entretiennent avec lui. Il faut une conception positiviste » des sciences sociales pour ne pas tenir pour un acquis mĂ©thodologique majeur cette dĂ©finition de l’ objet ». On peut, Ă  cet Ă©gard, rappeler que mĂȘme les physiciens, ces tĂ©nors des sciences dures », se sont aperçus que leur simple observation de la matiĂšre suffisait Ă  la modifier
 Ou encore que les historiens ont montrĂ© que les faits ne sont pas des phĂ©nomĂšnes objectifs existant en dehors de leur regard mais sont le rĂ©sultat de leur travail et de leur construction. 71 Sur cette nĂ©cessitĂ© de trouver la bonne distance au risque sinon de ne rien voir, Ginzburg C., À distance. Neuf essais sur le point de vue en histoire, Paris, Gallimard, 2001 ; Arasse D., On n’y voit rien. Descriptions, Paris, DenoĂ«l, 2000. 72 Mills C. W., L’imagination sociologique, Paris, Maspero, 1967. Sur l’inventivitĂ© dont doit faire preuve l’analyse sociologique, voir encore Hughes E., Le regard sociologique, Paris, Éd. de l’EHESS, 1997. 73 Rappelons que la notion de dĂ©classement » ne concerne pas seulement le dĂ©classement par le bas ». Il existe une mobilitĂ© sociale ascendante qui dĂ©classe par le haut. MĂȘme si elles n’enferment pas les mĂȘmes destins sociaux, ces deux formes de dĂ©classement peuvent produire des dispositions critiques » aux significations pratiques diffĂ©rentes. Cette remarque n’est pas pur rappel mĂ©thodologique. Elle permet de critiquer amplement la notion de militant par conscience » conscience constituents importĂ©e de la science politique amĂ©ricaine et reprise dans certains textes sur les devenirs militants rassemblĂ©s dans la Revue française de science politique. Si l’on se reporte aux travaux d’A. Oberschall sur les conditions de possibilitĂ© d’une mobilisation, ce sont prĂ©cisĂ©ment des acteurs au profil social ascendant qui sont plus portĂ©s que d’autres Ă  prendre la tĂȘte d’actions collectives et en cela ils ont une atypicitĂ© qui les distingue de ceux dont ils assurent la dĂ©fense. Voir Oberschall A., Social Conflict and Social Movements, Prentice Hall, Englewood Cliffs, 1973. C’est par exemple ce qu’a pu montrer, Ă  sa façon, B. Pudal Prendre parti, op. cit. lorsque, reconstituant les biographies des dirigeants du parti communiste, il montre que, par leur scolaritĂ© exemplaire, leurs diffĂ©rentes occupations professionnelles, leur souci de s’autoĂ©duquer » et de se cultiver, ces reprĂ©sentants ouvriers Ă©taient proches des fractions basses des classes moyennes et qu’à ce titre, ils Ă©taient proches aussi de sortir » du groupe ouvrier. Leur fidĂ©litĂ© de reprĂ©sentants de la classe ouvriĂšre » s’est jouĂ©e justement dans le fait d’ĂȘtre retenus » subjectivement et politiquement d’une telle Ă©chappĂ©e et de toujours se considĂ©rer comme des fils du peuple ». DĂšs lors, pour le dire abruptement, si le militant par conscience » dĂ©signe sous un label chic un problĂšme social et politique ancien, la notion est vide de tous les acquis de la sociologie politique et fait davantage Ă©cran qu’explication. Si l’on dĂ©finit le militant par conscience » comme celui qui est extĂ©rieur aux groupes mobilisĂ©s et ne retire pas de profits directs de la cause Ă  laquelle il se dĂ©voue, alors cette dĂ©finition ne concerne pas simplement ces intellectuels ou ces personnalitĂ©s qui s’engagent dans des causes soit idĂ©alisĂ©es » droit de l’homme, antiracisme, humanitaire soit favorables Ă  des groupes distants d’eux culturellement et socialement sans-papiers, immigrĂ©s, chĂŽmeurs, sans-logis tout militant est un militant par conscience » puisqu’il ne ressemble jamais, socialement, culturellement, politiquement Ă  ceux dont il plaide la dĂ©fense et ne retire jamais les mĂȘmes profits que ces derniers. Le travail de mobilisation et de reprĂ©sentation des autres est toujours un travail de vraisemblance » dans tous les sens du terme comme le remarque S. Maresca L’autoportrait. Six agricultrices en quĂȘte d’image, Toulouse-Le Mirail, Presses universitaires du Mirail, 1991. Il est vrai que les connotations extrĂȘmement positives attachĂ©es Ă  la notion de militant par conscience » ne sont jamais analysĂ©es comme telles dans les emplois qui en sont faits et qui la rĂ©servent Ă  des engagements et des acteurs Ă  dignitĂ© Ă©levĂ©e ». On comprend alors les obstacles qui ne manqueraient pas de se dresser si l’on faisait remarquer que les dirigeants poujadistes Ă©taient des militants par conscience » ou que ceux qui s’engagent sous les banniĂšres honteuses du FN le sont Ă©galement. Et pourtant
 Inversement, on ne peut que s’étonner de cet a priori voulant que les intĂ©rĂȘts sociaux soient tous d’emblĂ©e contenus dans le projet affichĂ© par la cause puisqu’il est supposĂ©, sans autre forme de dĂ©monstration, que les principaux bĂ©nĂ©ficiaires directs de celle-ci sont ceux dont elle proclame dĂ©fendre les prĂ©occupations. C’est oublier tout le travail de construction des intĂ©rĂȘts sociaux qui s’opĂšre dans la reprĂ©sentation politique qui en est donnĂ©e et dont la prise en charge est forcĂ©ment sĂ©lective puisqu’elle s’effectue Ă  partir et Ă  travers les enjeux propres Ă  ceux qui les portent sur la scĂšne publique. Si est oubliĂ©e ici la division du travail politique et sa relative autonomie, est Ă©galement occultĂ© le fait que les premiers Ă  retirer profit d’une cause sont ceux qui la plaident. Et pour cause pourrait-on dire puisque leur Ă©lĂ©vation sociale est tenue pour preuve Ă©vidente de leur dĂ©sintĂ©ressement et de leur absence d’inclination prosaĂŻque. 74 Sur les difficultĂ©s d’une relation d’entretien mettant en face-Ă -face des enquĂȘtĂ©s et des enquĂȘteurs fort distants socialement, voir ChamborĂ©don H., Pavis F., Surdez M. et Willemez L., S’imposer aux imposants », GenĂšses, 16, 1994. 75 Sur ce point, Snow D. et Machalek R., The Sociology of Conversion », Annual Review of Sociology, 10, 1984. 76 Bourdieu P., La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Minuit, 1979. 77 Grignon C., Automobile et ethnocentrisme de classe », Critiques sociales, 1, mai 1991. Voir le commentaire que fait sur cette question F. Weber, Nouvelles lectures du monde ouvrier », art. citĂ©. 78 Voir entre autres ƒuvrard F., DĂ©mocratisation ou Ă©limination diffĂ©rĂ©e ? », Actes de la recherche en sciences sociales, 30, 1979 ; Broccolichi S., Orientations et sĂ©grĂ©gations nouvelles dans l’enseignement secondaire », SociĂ©tĂ©s contemporaines, 21, 1995 ; Lahire B., Tableaux de famille. Heurs et malheurs scolaires en milieux populaires, Paris, Gallimard/Seuil, 1995. 79 Verret M., La culture ouvriĂšre, Saint-SĂ©bastien-sur-Loire, ACT Éditions, 1988. 80 Sur ce point, voir Willis P., L’école des ouvriers », Actes de la recherche en sciences sociales, 24, 1978. 81 Beaud S., Scolarisation et insertion professionnelle des enfants d’ouvriers de Sochaux-MontbĂ©liard », Le mouvement social, 175, 1996 ; Les “bacs pro”. La dĂ©souvriĂ©risation du lycĂ©e professionnel », Actes de la recherche en sciences sociales, 114, 1996. Avec Pialoux M., Retour sur la condition ouvriĂšre, Paris, Fayard, 1999. Également Beaud S., 80 % au bac
 et aprĂšs ? Les enfants de la dĂ©mocratisation scolaire, Paris, La DĂ©couverte, 2002. 82 Pour une illustration des rapports entre dĂ©calage entre les titres et les postes et le ressentiment ou l’activisme politique, voir Chartier R., Espace social et imaginaire social. Les intellectuels frustrĂ©s au XVIIIe siĂšcle », Annales ESC, 1982. 83 Sur ce point et sous des angles diffĂ©rents, voir Pinçon M., DĂ©sarrois ouvriers, Paris, L’Harmattan, 1987 ; Schwartz O., Le monde privĂ© des ouvriers, op. cit. ; Castel R., Les mĂ©tamorphoses de la question sociale. Chronique du salariat, Paris, Fayard, 1995 ; Dejours C., Souffrances en France, Paris, Seuil, 1998. Sur les attitudes des jeunes sans avenir, Pialoux M., Jeunesse sans avenir et travail intĂ©rimaire », Actes de la recherche en sciences sociales, 26/27, 1979 ; Mauger G. et Poliak C., La politique des bandes », Politix, 14, 1991 ; Rey H., La peur des banlieues, Paris, Presses de Sciences Po, 1996. 84 La fin des militants ?, op. cit., p. 81, Un engagement symbolisĂ© par le post-it, dĂ©tachable et mobile mise de soi Ă  disposition, rĂ©siliable Ă  tout moment », p. 81. 85 À lire J. Ion, il y a une sorte d’égalitĂ© dĂ©mocratique devant ce qu’il entend par engagement distanciĂ© », qui concerne aussi bien les jeunes que les vieux, les ouvriers que les membres des classes moyennes dĂ©claration affirmĂ©e plus que dĂ©montrĂ©e. Il semble alors impensable que coexistent des formes et des significations diffĂ©rentes de cette pratique d’investissement de soi, de part en part Ă©pargnĂ©e par les effets de dĂ©rĂ©liction sociale que l’on retrouve plutĂŽt dans les niches ». Cette façon d’apprĂ©hender les pratiques sociales n’est pas sans rappeler les analyses sur la volatilitĂ© Ă©lectorale » et ses impasses, on y reviendra. Voir Lehingue P., La “volatilitĂ© Ă©lectorale”. Faux concept et vrai problĂšme fluiditĂ© des dĂ©finitions, infidĂ©litĂ©s des mesures et flottement des interprĂ©tations », Scalpel, 2/3, 1997. 86 Symbolisant par excellence la modernitĂ© et l’engagement distanciĂ©, voir La fin des militants ?, op. cit., p. 90. 87 Par exemple, transformations des relations Ă  plaisanterie en propos racistes, jeunes diplĂŽmĂ©s dĂ©vouĂ©s Ă  la hiĂ©rarchie d’encadrement de l’entreprise et refusant la sociabilitĂ© ouvriĂšre, voir Beaud S. et Pialoux M., Retour sur la condition ouvriĂšre, op. cit., chap. 10 Affaiblissement du groupe ouvrier et tensions racistes », p. 375-416. Également Bataille Ph., Le racisme au travail, Paris, La DĂ©couverte, 1997. 88 Modernisation du travail » qui s’accompagne d’une rĂ©organisation des formes d’exercice du pouvoir, dĂ©gradation des conditions de travail, fermetures des perspectives d’avenir tant pour les vieux » que pour les jeunes » ouvriers voir FlexibilitĂ©, travail, vie en morceaux », Mouvements, 2, 1998 ; Les nouvelles formes de domination dans le travail », Actes de la recherche en sciences sociales, 115 et 116, 1996 ; MouliniĂ© V., La passion hiĂ©rarchique. Une ethnographie du pouvoir en usine », Terrain, 21, 1993. 89 Que manifeste l’analyse du recrutement social et politique du personnel politique et gouvernemental, voir Gaxie D., Les logiques du recrutement politique », Revue française de science politique, fĂ©vrier 1980. Du mĂȘme auteur, La dĂ©mocratie reprĂ©sentative, Paris, Montchrestien, 2000. 90 Voir les analyses de S. Beaux et de M. Pialoux in Retour sur la condition ouvriĂšre, op. cit. Voir aussi pour un point de vue indigĂšne » particuliĂšrement salutaire Durand M., Grain de sable sous le capot chronique de la chaĂźne Ă  Peugeot-Sochaux, Paris, La BrĂšche, 1990. 91 Cette facette est d’autant plus occultĂ©e que le militant ancien » est montrĂ© comme pathologique » et, partant, incapable de toute rĂ©flexion lucide. On ne peut que souligner la distance qui sĂ©pare une telle prĂ©sentation du travail militant de celle que livre D. MothĂ© Le mĂ©tier de militant, op. cit., p. 23-24 lorsqu’il insiste lui sur la clairvoyance, l’apprentissage incessant qui force Ă  se remettre en cause continuellement ». À la date oĂč il Ă©crit le milieu des annĂ©es 1970, on a pourtant affaire, si l’on en croit J. Ion, Ă  des militants totaux » et non distanciĂ©s ». 92 Sur ces phĂ©nomĂšnes de reclassement qui conduisent du gauchisme » au libĂ©ralisme », voir Mauger G., Gauchisme, contre-culture et nĂ©olibĂ©ralisme », L’identitĂ© politique, Paris, PUF-CURAPP, 1994. Pour un exemple qui s’opĂšre a contrario puisque se maintiennent les idĂ©aux politiques de jeunesse mais Ă  l’écart des secteurs politiques, voir Collovald A. et Neveu E., Le nĂ©o-polar du gauchisme politique au gauchisme littĂ©raire », SociĂ©tĂ©s et ReprĂ©sentations, 11, 2001. 93 Voir Gaxie D., Économie des partis et rĂ©tributions du militantisme », Revue française de science politique, 27 1, 1977. 94 Voir Neveu E., Sociologie des mouvements sociaux, op. cit., p. 9. Voir aussi Villette M., L’homme qui croyait au management, Paris, Seuil, 1988 ; L’ingĂ©nierie sociale une forme de sociabilitĂ© d’entreprise », Actes de la recherche en sciences sociales, 91/92, 1992. Tixier Transformation des pratiques syndicales et “modernisation” des organisations », in Chazel F. dir., Action collective et mouvements sociaux, op. cit. 95 Ou comme quĂȘte d’une autorisation sociale Ă  ĂȘtre un intellectuel qu’aucune institution mĂȘme l’école n’est prĂȘte Ă  accorder Ă  ceux qui ont les dĂ©fauts de leur origine sociale, voir Poliak C., La vocation d’autodidacte, Paris, L’Harmattan, 1992. Pour un exemple exemplaire », Hoggart R., 33 Newport Street, Paris, EHESS/Gallimard/Seuil, 1991 voir l’introduction Ă©clairante de C. Grignon. 96 Sur ce point, voir Le Goff Le mythe de l’entreprise, Paris, La DĂ©couverte, 1992. 97 Jusqu’au sport qui emprunte de telles techniques au militantisme. Voir le numĂ©ro de Politix sur Sport et politique », 50, 2000. 98 Pour un autre exemple, voir l’article tout Ă  fait intĂ©ressant de O. Roueff, BohĂšme radicale, radicalitĂ© musicale un air de famille. La sensibilitĂ© des musiques improvisĂ©es au militantisme radical », SociĂ©tĂ©s et ReprĂ©sentations, 11, 2001. 99 Ceci nous conduit Ă  Ă©mettre une rĂ©serve envers l’analyse de J. SimĂ©ant Entrer, rester en humanitaire », art. citĂ©. L’auteur met en avant pour expliquer l’engagement des fondateurs de MSF leur cĂŽtĂ© baroudeur » ou d’aristocrates du risque » et leur cosmopolitisme qui sont des qualitĂ©s sur lesquelles eux-mĂȘmes insistent sans s’attarder, sauf pour la rappeler, sur leur participation aux mouvements liĂ©s Ă  l’extrĂȘme gauche. Si l’on retraduit le terme baroudeur » par possession d’un courage physique et aptitude Ă  voyager entre plusieurs univers, alors les dames patronnesses de la fin du XIXe siĂšcle allant visiter les pauvres perçus comme des classes dangereuses » Ă©taient Ă©galement des baroudeuses » et, avec elles, sans doute tous les reprĂ©sentants Ă  un titre ou Ă  un autre des plus dĂ©munis puisque tous affrontent la forte distance sociale, culturelle et politique qui les sĂ©pare des autres auxquels ils se dĂ©vouent. En ce sens cette disposition » n’est pas spĂ©cifique Ă  l’engagement humanitaire mais gĂ©nĂ©rale Ă  tout militantisme. De mĂȘme le raisonnement semble tautologique quand l’engagement dans l’international est expliquĂ© par le cosmopolitisme de ses membres. Si l’on peut comprendre que celui-ci, en familiarisant avec des situations Ă©trangĂšres et contrastĂ©es, prĂ©pare l’engagement, encore faudrait-il pour voir en lui une explication Ă  la fois de leur entrĂ©e et de leur persistance Ă  militer dans l’humanitaire, examiner ce qu’il en est pour tous les engagĂ©s mĂ©decins et infirmiĂšres et surtout se demander, au regard de ce que l’on sait sur les mouvements d’extrĂȘme gauche et sur le communisme, tous fortement cosmopolites » et portĂ©s aux modes d’action transnationaux », si cette caractĂ©ristique n’a pas jouĂ© avant, dans l’engagement politique antĂ©rieur et n’a pas Ă©tĂ© l’objet d’un travail politique de reformation » pour servir de support Ă  la rĂ©orientation vers l’humanitaire. Inversement il convient de se demander si les Ă©trangers » que les militants de MSF dĂ©couvrent lors de leurs actions de terrain sont bien les autochtones et non eux-mĂȘmes et/ou leurs coĂ©quipiers et/ou les militants humanitaires d’autres pays. De quel international » s’agit-il lorsqu’on parle d’engagement international » ou quels autres lointains » se rĂ©vĂšlent aux yeux des militants humanitaires quand ils aident au loin » ? Voir sur ce point les remarques de G. Devin sur le tourisme, Le tourisme des Français Ă  l’étranger aperçus sur la mobilitĂ© internationale », Annuaire français de relations internationales, Bruxelles, Bruylant, 2001. Semble ici manquer une analyse de la situation de concurrence coopĂ©rative dans laquelle les reprĂ©sentants des ONG humanitaires sont inscrits et qui forment le prisme Ă  travers lequel ils regardent les autres et conçoivent leur engagement. 100 Cette aptitude des membres des catĂ©gories sociales dominantes Ă  dissimuler la remise de soi derriĂšre des justifications intellectuelles et Ă  dĂ©velopper une conception lettrĂ©e » de la politisation ou Ă  tourner autour du pot » quand on leur pose des questions politiques ou existentielles comme par exemple Ă  propos de la croyance en Dieu a Ă©tĂ© relevĂ©e par W. Labov Le parler ordinaire, Paris, Minuit, 1978. 101 Mais ils peuvent aussi ĂȘtre dociles, dans certaines conjonctures, Ă  la mĂȘme Ă©thique que les membres de groupes populaires, voir par exemple Matonti F., La double dĂ©sillusion. La Nouvelle Critique, une revue du PCF 1967-1980, thĂšse de science politique sous la dir. d’E. Pisier, Paris I, 1996 Ă  paraĂźtre. 102 Voir Neveu E., Une sociĂ©tĂ© de communication ?, Paris, Montchrestien, 1994. La plupart des acteurs politiques qu’il s’agisse d’associations, de syndicats ou de cercles d’études dĂ©clarent fonctionner en rĂ©seau » et utilisent dĂ©sormais ce terme comme un label avant-gardiste » certifiant le caractĂšre inĂ©dit et innovant des rĂ©pertoires d’action empruntĂ©s. 103 Sur ces points de maniĂšre diffĂ©rente, voir Dobry M., Sociologie des crises politiques, Paris, Presses de Sciences Po, 1986 ; Sawicki F., Les rĂ©seaux du parti socialiste. Sociologie d’un milieu partisan, Paris, Belin, 1997. 104 Pour un exemple de mise en Ɠuvre du point de vue eliasien sur la question de la protection sociale, voir le travail remarquable d’A. de Swaan, Sous l’aile protectrice de l’État, Paris, PUF, 1995. 105 Il faudrait s’arrĂȘter plus longuement sur la vogue actuelle chez nombre d’intellectuels spĂ©cialistes des problĂšmes de sociĂ©tĂ© que connaĂźt N. Elias qui paraĂźt de plus en plus mis au service de causes qui ne sont pas les siennes. Par exemple, le recours systĂ©matique Ă  cet auteur pour analyser ces ĂȘtres asociaux » presque ensauvagĂ©s que sont les jeunes immigrĂ©s des banlieues » commettant des actes de violence » contraires aux normes de la sociĂ©tĂ© comme par exemple, mais il n’est pas le seul, dans RochĂ© S., La sociĂ©tĂ© incivile, Paris, Seuil, 1996 ; Sociologie politique de l’insĂ©curitĂ©, Paris, PUF, 1998. Outre l’appauvrissement de la pensĂ©e de N. Elias dont ces usages tĂ©moignent, le plus important Ă  retenir est cette nĂ©cessitĂ© d’abriter des Ă©valuations idĂ©ologiques derriĂšre une façade savante ». L’appel de plus en plus frĂ©quent Ă  la sociologie et l’absence de l’histoire dans de telles stratĂ©gies sont symptomatiques du durcissement des catĂ©gories de pensĂ©e et de l’évidence que confĂšre aux problĂšmes sociaux traitĂ©s leur seule actualitĂ© mĂ©diatique et politique. Sur ce point, voir Collovald A., Des dĂ©sordres sociaux aux violences urbaines », art. citĂ©. Pour une analyse des controverses suscitĂ©es par les travaux de N. Elias en Allemagne, Linhardt D., Le procĂšs fait au ProcĂšs de civilisation », Politix, 55, 2001. 106 Thomas W. I. et Znaniecki F., The Polish Peasant in Europe and America 1918-1921, New York, Dover Publications, 1958. 107 On s’éloigne ici, quelque peu, du programme d’enquĂȘte formalisĂ© par O. Fillieule, in Propositions pour une analyse processuelle de l’engagement individuel », Revue française de science politique, op. cit. Si l’auteur note et nous nous retrouvons sur ce point qu’il faut s’inspirer du point de vue interactionniste pour analyser les carriĂšres » des militants, il semble mĂ©sestimer Ă  la fois chez les auteurs qu’il sollicite et dans les directives d’analyse qu’il met en avant la dimension structurelle des interactions. Ainsi les passages dĂ©veloppĂ©s par A. Strauss auteur mis Ă  contribution Ă  travers son ouvrage, Miroirs et Masques sur l’aspect structurel des relations sociales disparaissent dans le texte d’O. Fillieule. Le sociologue amĂ©ricain signale par exemple Cette relation entre identitĂ©s individuelles ou agrĂ©gĂ©es et collectives ainsi que leurs chorĂ©graphies temporelles respectives – s’influençant rĂ©ciproquement au cours du temps – induit une relation explicite entre structure et interaction » p. 13
 Les interactions peuvent se produire entre les individus mais les individus reprĂ©sentent aussi, sociologiquement parlant, des collectivitĂ©s diffĂ©rentes et souvent multiples qui s’expriment par les interactions
 C’est ainsi que structure sociale et interactions se trouvent intimement liĂ©es et s’influencent rĂ©ciproquement de nouveau au cours du temps » p. 13. Si l’on retient ces dĂ©veloppements d’A. Strauss, cela signifie qu’il faut d’une part prendre en compte Ă©galement les collectifs et les institutions avec lesquels les individus sont aussi en interactions et non les seules interactions entre les individus et d’autre part observer les Ă©changes pratiques non voulus et non contrĂŽlables qui s’opĂšrent entre ces diffĂ©rents acteurs individuels et collectifs. Le risque est grand, sinon, d’adopter et, Ă  la lecture du texte d’O. Fillieule, cela semble ĂȘtre le cas une dĂ©marche individualiste pour analyser les individus en interrelations, ce qui est contraire Ă  la dĂ©marche interactionniste revendiquĂ©e et ce qui produit des interprĂ©tations ou des interrogations qui posent l’acteur social sinon en sujet maĂźtre de son destin du moins en parangon de l’acteur rationnel. Quelques exemples sur lesquels nous reviendrons incidemment plus loin le groupement militant n’est pas qu’un agrĂ©gat d’individualitĂ©s militantes, il est aussi une institution sociale dotĂ©e d’une histoire passĂ©e, de valeurs et de normes hĂ©ritĂ©es qui, en ce sens, cadrent les expĂ©riences » des militants actuels. S’intĂ©resser au passage Ă  l’acte » militant, comme y insiste O. Fillieule, ressemble fortement Ă  la recherche d’un acte inaugural qui aurait tout dĂ©clenchĂ© ou aux analyses en termes de prise de dĂ©cision » qui cherchent Ă  la fois Ă  retrouver qui dĂ©cide » ou qui gouverne » et quand s’est prise cette dĂ©cision ». Sur la somme innombrable des impasses dans lesquelles s’enferrent de telles questions, juste pour mĂ©moire, Allison G., Essence of Decision Explaining the Cuban Missile Crisis, Boston, Little Brown, 1971. 108 Il est peut-ĂȘtre intĂ©ressant de rappeler que, comme l’écrit P. Lehingue, dĂšs la fin des annĂ©es 50, V. O. Key, en “lançant” le concept d’électeur “responsive”, dĂ©nonçait toute reprĂ©sentation en termes d’électeur captif, prisonnier de la “camisole de force” sic des dĂ©terminants sociaux, et s’employait Ă  dĂ©peindre les Ă©lecteurs flottants comme aussi instruits et aussi politisĂ©s que les votants “stables” », voir Key V. O., The Responsive Electorate Rationality in Presidential voting 1936-1960, Harvard, Harvard University Press, 1966, citĂ© in Lehingue P., La volatilitĂ© Ă©lectorale », art. citĂ©. 109 Grunberg G., L’instabilitĂ© du comportement Ă©lectoral », in Gaxie D. dir., Explication du vote, Paris, Presses de Sciences Po, 1985 ; Boy D. et Dupoirier E., L’électeur est-il stratĂšge ? », in CEVIPOF, L’électeur en question, Paris, Presses de Sciences Po, 1990. Ou encore Lavau G., L’électeur devient-il individualiste ? », in Birnbaum P. et Leca J. dir., Sur l’individualisme. ThĂ©ories et mĂ©thodes, Paris, Presses de Sciences Po, 1986. Pour une mise en perspective, Lehingue P., La volatilitĂ© Ă©lectorale », art. citĂ©. 110 Ion J., La fin des militants ?, op. cit. ; BarthĂ©lemy M., Associations un nouvel Ăąge de la participation, Paris, Presses de Sciences Po, 2000. Cette critique des intĂ©rĂȘts » comme principe explicatif des actions collectives rejoint la critique et le rejet du modĂšle d’Olson dans l’examen des sociologies des mobilisations menĂ© dans les textes rĂ©unis dans la Revue française de science politique sur les carriĂšres militantes ». Cette rĂ©futation appelle plusieurs remarques. PremiĂšrement, ruse de la raison, la rĂ©futation se fonde sur une dĂ©finition trĂšs restrictive des intĂ©rĂȘts les seuls intĂ©rĂȘts matĂ©riels conduisant ces auteurs Ă  se faire plus olsonniens qu’Olson ou plus matĂ©rialistes que les Ă©conomistes pour s’en dĂ©tourner. DeuxiĂšmement, on ne peut Ă©prouver que de l’étonnement devant une telle vigilance critique alors que dans le mĂȘme temps d’autres concepts et d’autres raisonnements venus de la science politique anglo-saxonne en sont Ă©pargnĂ©s on l’a vu avec le militant par conscience » mais on en trouverait d’autres comme par exemple la mobilisation du consensus », voir chapitre 1. Qu’y a-t-il alors de si intĂ©ressant et important Ă  dĂ©noncer l’existence d’intĂ©rĂȘts dans les processus de mobilisation qu’il n’y a pas dans la critique d’autres analyses ? L’usage de la notion d’intĂ©rĂȘt par certains sociologues français, notamment P. Bourdieu, que l’humeur du temps invite Ă  rĂ©futer a priori ? TroisiĂšmement, il convient de rappeler qu’il peut y avoir dans des modĂšles explicatifs » des imaginations justes sur ce qui anime les acteurs sociaux mĂȘme si le raisonnement est faux. Ce n’est qu’en voyant les sciences sociales comme des sciences exactes et non comme des sciences historiques qu’on peut croire avoir Ă©liminĂ© tous les prĂ©supposĂ©s qui pervertissent l’analyse en se dĂ©barrassant de notions qui ont pour handicap de trop les afficher voir sur le thĂšme du passager clandestin », Passeron [ Le raisonnement sociologique, op. cit. ou en formalisant une directive Ă  l’investigation comme s’il n’existait qu’une bonne mĂ©thode ou une seule grille d’analyse universellement valide. Il nous paraĂźt prĂ©fĂ©rable de ne pas jouer sur l’incompatibilitĂ© supposĂ©e entre thĂšses existantes ce qui a peut-ĂȘtre des vertus pĂ©dagogiques mais des vertus trĂšs faibles pour la recherche et de s’obliger plutĂŽt Ă  concilier des idĂ©es interprĂ©tatives » venues de tous horizons disciplinaires qui, du point de vue de l’enquĂȘte, mĂ©ritent d’ĂȘtre alliĂ©es pour mieux comprendre la rĂ©alitĂ© observĂ©e. Voir sur ce point l’entretien de D. Snow in Politix, 50, 2000. 111 Sur ce point, voir DesrosiĂšres A., La politique des grands nombres. Histoire de la raison statistique, Paris, La DĂ©couverte/Syros, 1993. 112 Comme le montre par exemple N. Heinich in Du peintre Ă  l’artiste. Artisans et acadĂ©miciens Ă  l’ñge classique, Paris, Minuit, 1993 ; Façons d’ĂȘtre Ă©crivain. L’identitĂ© professionnelle en rĂ©gime de singularitĂ© », Revue française de sociologie, 3, 1995. Ou encore Boltanski L., Les cadres. La formation d’un groupe social, Paris, Minuit, 1982. 113 Giddens A., La constitution de la sociĂ©tĂ©. ÉlĂ©ments de la thĂ©orie de la structuration, Paris, PUF, 1987. 114 Évaluations que l’on retrouve dans les analyses du FN et des populismes menĂ©es en sociologie Ă©lectorale ou par des historiens du temps prĂ©sent. Les Ă©lecteurs du FN ou les adeptes du populisme » auraient plus que d’autres une personnalitĂ© autoritaire », ils seraient rĂ©fractaires Ă  la modernitĂ©, inquiets devant les changements du monde. Outre le raisonnement en boucle qui pose quelque problĂšme, n’est jamais analysĂ©e comme telle l’image stigmatisĂ©e sous laquelle est perçu le FN et ses effets non seulement sur les Ă©lecteurs mais aussi sur les interprĂštes de ce parti. On peut opposer Ă  de tels constats pour formuler d’autres hypothĂšses et d’autres orientations de recherche des travaux qui se sont intĂ©ressĂ©s aux transitions dĂ©mocratiques » et qui montrent que ceux qui ont favorisĂ© l’installation de la dĂ©mocratie » ne comptaient pas parmi les plus dĂ©mocrates », bien au contraire. Voir Dobry M., Les voies incertaines de la transitologie. Choix stratĂ©giques, sĂ©quences historiques, bifurcations et processus de Path Dependence », Revue française de science politique, 50 4/5, 2000. Pour des illustrations exemplaires de ces phĂ©nomĂšnes, Mink G. et Szurek L’ancienne Ă©lite communiste en Europe centrale stratĂ©gies, ressources et reconstructions identitaires », Revue française de science politique, 1, 1998 ; Hadjiisky M., La dĂ©mocratie par le marchĂ© le cas des pays tchĂšques », Politix, 47, 1999. Pour une critique des illusions explicatives auxquelles conduisent de tels impensĂ©s, Pierru E., ChĂŽmage et nazisme », article Ă  paraĂźtre. 115 Sur l’histoire sociale comme Ă©nigme, voir Ginzburg C., Mythes, emblĂšmes et traces. Morphologie et histoire, Paris, Flammarion, 1989. 116 Dobry M., Sociologie des crises politiques, op. cit., p. 79-95. 117 Sur le charisme situationnel », voir Dobry M., Sociologie des crises politiques, op. cit. Pour les illustrations retenues, Kershaw I., Hitler. Essai sur le charisme en politique, Paris, Gallimard, 1991 voir aussi les 2 tomes de la biographie qu’il a consacrĂ©s au chef du nazisme; GaĂŻti B., De Gaulle, prophĂšte de la Ve RĂ©publique, Paris, Presses de Sciences Po, 1998 ; Collovald A., Jacques Chirac et le gaullisme, op. cit.; Collovald A. et Neveu E., Les Guignols ou la caricature en abĂźme », Mots, 48, 1996. 118 C’est ainsi rappeler, aprĂšs Durkheim, que tout n’est pas contractuel dans un contrat Ă  moins bien sĂ»r de dĂ©finir celui-ci comme une sorte d’acte notariĂ© ainsi que le font les hommes politiques d’aujourd’hui qui le proposent en normes de toute collaboration avec des partenaires Ă©ventuels des dĂ©cisions publiques, notamment les associations », ces nouvelles forces vives de la nation ». 119 Sur ce problĂšme de reprĂ©sentation politique, voir Suaud C., Le mythe de la base », Actes de la recherche en sciences sociales, 52/53, 1984. 120 Sur ce point, voir Lagroye J., SociĂ©tĂ© et politique Chaban-Delmas Ă  Bordeaux, Bordeaux, Pedone, 1973. 121 Dobry M., Sociologie des crises politiques, op. cit. 122 Voir, par exemple, PĂ©chu C., Les gĂ©nĂ©rations militantes de Droit au logement », Revue française de science politique, op. cit. 123 Voir Schudson M. et King E., Le mythe de la popularitĂ© de Reagan », Politix, 37, 1997. 124 Voir OfferlĂ© M., Descendre dans la rue de la “journĂ©e” Ă  la “manif” », in Favre P. dir., La manifestation, Paris, Presses de Sciences Po, 1990. 125 Il faudrait Ă©galement tenir compte de la position occupĂ©e par l’organisation politique dans l’espace politique ou de la conjoncture. Ainsi l’intensitĂ© des investissements militants varie suivant la proximitĂ© ou l’éloignement par rapport au pouvoir d’État ĂȘtre au Gouvernement ou ĂȘtre dans l’opposition. Elle fluctue aussi selon les moments pĂ©riode Ă©lectorale ou prĂ©paration de CongrĂšs. Sur ces points, voir Subileau F. et Rey H., Les militants socialistes Ă  l’épreuve du pouvoir, Paris, Presses de Sciences Po, 1991. 126 Goffman E., La carriĂšre morale du malade mental », Asiles. Études sur la condition sociale des malades mentaux, Paris, Minuit, 1968. S’il dĂ©veloppe cette analyse Ă  propos des malades placĂ©s en hĂŽpital psychiatrique, sa portĂ©e dĂ©passe la seule Ă©tude des institutions totales » puisque Goffman en reprend les attendus dans ses analyses de toutes les expĂ©riences sociales, voir Goffman E., Les cadres de l’expĂ©rience, Paris, Minuit, 1991. 127 Tackett T., Par la volontĂ© du peuple. Comment les dĂ©putĂ©s de 1789 sont devenus rĂ©volutionnaires, Paris, Albin Michel, 1997. 128 On emprunte les termes de travail sur la trajectoire des dĂ©vouements » Ă  A. Strauss qui dĂ©signe par travail sur la trajectoire de la maladie » l’activitĂ© de soins qui se dĂ©ploie dans le temps autour du malade et sur sa personne. Le terme de trajectoire fait non seulement rĂ©fĂ©rence Ă  l’évolution sur le plan physiologique de la maladie de tel patient mais Ă©galement toute l’organisation du travail dĂ©ployĂ©e pour suivre ce cours, ainsi qu’au retentissement que ce travail et son organisation ne manquent pas d’avoir sur tous ceux qui s’y trouvent impliquĂ©s mĂ©decins, infirmiĂšres, kinĂ©sithĂ©rapeutes, techniciens en charge des machines et patients ». Voir Strauss A., La trame de la nĂ©gociation sociologie qualitative et interactionnisme, textes rĂ©unis par I. Baszanger, Paris, L’Harmattan, 1992. 129 Voir Elias N., Mozart. Sociologie d’un gĂ©nie, Paris, Seuil, 1991. 130 Sur la notion de calculs moraux », voir Lechien Pratiques humanistes, op. cit. 131 Sur ce point, voir Oberschall A., Social Movement. Ideologies, Interests and Identities, New Brunswick, transactions Publishers, 1993. 132 Goffman E., Les moments et leurs hommes, textes recueillis par Yves Winkin, Paris, Seuil/Minuit, 1988. 133 Ce qui signifie, soit dit en passant, que cela suppose la participation active Ă  un certain nombre de rites et de rituels de commĂ©moration du groupe auxquels l’ individu » ne peut se soustraire sans risque de rupture avec son rĂ©seau ». Ce sont alors les rites » propres Ă  chacune des communautĂ©s d’appartenance qui sont Ă  repĂ©rer. 134 Briquet La tradition en mouvement. ClientĂ©lisme et politique en Corse, Paris, Belin, 1997 et Des amitiĂ©s paradoxales. Échanges intĂ©ressĂ©s et morale du dĂ©sintĂ©ressement dans les relations de clientĂšle », Politix, 45, 1999. Dans un autre sens, sur le don et le contre don, Weber F., L’honneur des jardiniers, Paris, Belin, 2000 ; Weber F. et Mariot N., “Honneur Ă  notre Ă©lu”. Analyse ethnographique d’une coutume post-Ă©lectorale en Dordogne », Politix, 45, 1999. 135 Bailey Les rĂšgles du jeu politique. Étude anthropologique, Paris, PUF, 1971. Voir aussi M. Mauss montrant comment le non respect des rĂšgles sociales par un individu appartenant aux sociĂ©tĂ©s traditionnelles amĂ©rindiennes peut le conduire Ă  la mort Effet physique chez l’individu de l’idĂ©e de mort suggĂ©rĂ©e par la collectivitĂ© », Sociologie et anthropologie, Paris, PUF, 1968. 136 Voir sur ces points F. Sawicki, Les rĂ©seaux du Parti socialiste, op. cit., p. 23. L’auteur montre, par exemple, que la conquĂȘte d’un poste Ă©lectif se joue aussi en gagnant dans toute une sĂ©rie d’organisations diffĂ©rentes et disjointes de la politique syndicats, associations, chambre de commerce, entreprises publiques. Pour une illustration, voir son article L’homme politique en campagne. L’élection municipale de Dunkerque en mars 1989 », Politix, 28, 1994. 137 Sur cette question, Goffman E., Strategic Interaction, Oxford, Basil Blaxwell, 1970. 138 Quel serait ce moment inaugural qui dĂ©clencherait l’engagement ? L’acte formel d’adhĂ©sion Ă  un groupement ? La participation Ă  une de ses manifestations ? La premiĂšre activitĂ© visible accomplie ? 139 Lagroye J., SociĂ©tĂ© et politique Chaban-Delmas Ă  Bordeaux, op. cit. 140 On ne peut ici qu’ĂȘtre en dĂ©saccord avec E. Agrikolianski lorsqu’il Ă©voque Ă  propos des droits de l’homme » ou de la lutte contre le racisme de luttes sectorielles pour mieux dĂ©finir ceux qu’il observe comme des militants moraux » ou des militants par conscience » CarriĂšres militantes et vocation Ă  la morale les militants de la Ligue des droits de l’homme dans les annĂ©es 1980 », Revue française de science politique, op. cit.. De quel secteur social s’agit-il si l’on suit M. Dobry lorsqu’il dĂ©finit un secteur » comme une zone limitĂ©e d’endodĂ©terminisme » caractĂ©risĂ©e par la capacitĂ© Ă  rĂ©aliser la captation des calculs de ses membres » ? Les Droits de l’homme tout comme la lutte contre le racisme sont l’objet de tels investissements diversifiĂ©s, rassemblant des acteurs individuels et collectifs allant de l’État, l’administration aux syndicats, partis politiques, entreprises, presse que l’on ne voit pas trĂšs bien quel secteur serait ici principalement en jeu. 141 Voir, par exemple, sur les phĂ©nomĂšnes de diffusion des idĂ©ologies totalitaires via les rĂ©seaux de sociabilitĂ© prĂ©existants, Laqueur W., Weimar, 1918-1933, Paris, Laffont, 1978. 142 D. Mc Adam par exemple montre, Ă  propos des Ă©tudiants volontaires pour soutenir le mouvement des droits civiques aux États-Unis, combien le soutien des proches et l’investissement d’amis dans ce mouvement Ă  la fois familiarisent avec la cause et avalisent affectivement et politiquement l’engagement dans cette cause Freedom Summer, Oxford, Oxford University Press, 1988. C’est dire alors que multipositionnalitĂ© ne signifie pas transitivitĂ© des adhĂ©sions » d’abord parce que chaque milieu social ou secteur social possĂšde ses propres rĂšgles tacites de jeu qui sĂ©lectionnent les candidats Ă  l’appartenance et les obligent Ă  se conformer aux normes non Ă©crites du lieu pour espĂ©rer y ĂȘtre reconnus avec quelques chances de succĂšs ; ensuite parce qu’il existe des tabous » ou des verroux moraux chez les acteurs sociaux Ă  une appartenance par trop Ă©loignĂ©e de leur conception de l’acceptable et de l’inacceptable. 143 Sur la force de liens faibles, Granovetter M. S., The Strengh of Weak Ties », American Journal of Sociology, 78, 1973. Voir Ă©galement M. Pollak qui montre, dans le cas du sida, que ce sont souvent des rĂ©seaux affectifs plus larges que la famille, constituĂ©s par les amis ou les amants des malades qui ont jouĂ© un rĂŽle essentiel dans la prise en charge de la maladie Les homosexuels et le sida. Sociologie d’une Ă©pidĂ©mie, Paris, MĂ©tailiĂ©, 1988. 144 Voir ce que suggĂšre E. Friedberg in Le pouvoir et la rĂšgle. Dynamiques de l’action organisĂ©e, Paris, Seuil, 1993. À condition de faire sauter les postes frontiĂšres qui sĂ©parent arbitrairement mobilisations et organisation pour mieux percevoir que les organisations sont des formes de mobilisations institutionnalisĂ©es. 145 Pour une prĂ©sentation de la notion de rĂ©gime d’action », voir ThĂ©venot L., Le rĂ©gime de familiaritĂ© », GenĂšses, 17, 1994. 146 Bourdieu P., La mort saisit le vif les relations entre histoire rĂ©ifiĂ©e et histoire incorporĂ©e », Actes de la recherche en sciences sociales, 32/33, 1980. 147 Voir Douglas M., Ainsi pensent les institutions, Paris, Usher, 1989. 148 ThĂ©venot L., L’action qui convient », Les formes de l’action, Paris, Raisons pratiques, 1, 1990. 149 Pour une autre forme de technicisation de l’indignation qui, elle, ne la fait pas oublier, Patouillard V., Une colĂšre politique. L’usage du corps dans une situation exceptionnelle », SociĂ©tĂ©s contemporaines, 31, 1998. 150 Sur le travail d’interprĂ©tation et de reformulation que suppose toute cause, Felstiner W., Abel R. et Sarat A., L’émergence et la transformation des litiges rĂ©aliser, reprocher, rĂ©clamer », Politix, 16, 1991. 151 Comme le note L. Boltanski Le discours de mobilisation politique [
] peut exercer un effet d’unification symbolique en fournissant aux agents des critĂšres d’identitĂ©, des principes explicites et officiels d’appartenance, en leur disant explicitement ce qui les rassemble, sous “quel rapport” ils ont “quelque chose en commun” de plus “essentiel” et de plus “dĂ©terminant” que ce par quoi ils se distinguent » Les cadres, op. cit., p. 257. 152 Comme l’écrit P. Berger, La conscience sociologique se meut Ă  l’intĂ©rieur d’un cadre de rĂ©fĂ©rence qui nous permet de comprendre notre propre biographie comme une Ă©volution au sein de et Ă  travers des univers sociologiques auxquels sont liĂ©s des systĂšmes de signification spĂ©cifique » Comprendre la sociologie, Paris, Éd. Resma, 1973. 153 Voir le documentaire Nioro-du-Sahel, une ville sous tension », rĂ©alisĂ© par Christian Lallier en 1999 qui suit une mission d’électrification, au Mali, menĂ©e par un CODEV fondĂ© au milieu des annĂ©es 1990. 154 On ne peut, ici, que se sĂ©parer des conclusions de J. SimĂ©ant qui ne repĂšre des ruptures biographiques » qu’avant l’engagement des fondateurs de MSF dans l’humanitaire international Entrer, rester en humanitaire », art. citĂ©. Et d’abord parce que dans toutes les histoires de vie de militants et sans doute de tous les acteurs sociaux, on peut dĂ©couvrir des ruptures biographiques Ă©prouvĂ©es dans l’enfance ou l’adolescence et donc prĂ©alablement Ă  l’engagement voir par exemple les biographies de militants communistes reconstituĂ©es par B. Pudal in Prendre parti, Paris, Presses de Sciences Po, 1989. En ce sens, il est important de montrer comment elles jouent diffĂ©remment selon les individus et selon leur inscription dans des milieux sociaux et politiques ; il est tout aussi important de montrer comment, chez certains, elles sont valorisĂ©es dans les explications qu’ils donnent de leur engagement alors que pour d’autres elles sont attĂ©nuĂ©es voire dĂ©niĂ©es. En quelque sorte, s’il est effectivement nĂ©cessaire de rappeler que tout rĂ©cit de vie repose sur une illusion biographique » de continuitĂ©, il est tout aussi nĂ©cessaire de rappeler que d’une part celle-ci prend des formes diffĂ©rentes selon les individualitĂ©s sociales et politiques et, d’autre part, qu’il s’agit d’une illusion bien fondĂ©e » c’est-Ă -dire qui appelle, de la part des individus, un travail de reconstruction et de validation rĂ©trospective dont l’analyse s’impose Ă©galement. Voir sur le premier point Peneff J., La mĂ©thode biographique, Paris, Armand Colin, 1990 et sur le second Bourdieu P., L’illusion biographique », Actes de la recherche en sciences sociales, 62/63, 1986 ; Pollak M., La gestion de l’indicible », ibid. TrĂšs Ă©tonnamment, si l’on suit J. SimĂ©ant, une fois engagĂ©s, ces militants humanitaires » ne connaissent plus de rupture biographique » comme s’ils Ă©taient d’emblĂ©e ajustĂ©s totalement Ă  la cause qu’ils servent ou comme si les diffĂ©rentes actions qu’ils mĂšnent sur le terrain ne les Ă©prouvaient » plus personnellement. Une trajectoire sans histoires en quelque sorte qui appelle cependant explications ne serait-ce qu’au vu des multiples dĂ©fections ou turn-over qu’enregistre ce type de militantisme voire tout militantisme dont le principal problĂšme pratique est de lutter contre les dĂ©ceptions et les dĂ©moralisations conduisant Ă  la dĂ©mobilisation de soi et de l’action collective. 155 D’une certaine façon se gĂ©nĂ©raliserait Ă  l’ensemble du militantisme actuel ce qui a Ă©tĂ© une des propensions du gauchisme soixante-huitard et des professionnels de la RĂ©volution » sociale ou politique. Desleaders de l’opposition sĂ©nĂ©galaiseAu SĂ©nĂ©gal, dans le cadre du dialogue national, l’opposition a fait une propositi - KOACI l'Info au Coeur de l'Afrique Bonjour, Comme vous avez choisi notre site Web pour trouver la rĂ©ponse Ă  cette Ă©tape du jeu, vous ne serez pas déçu. En effet, nous avons prĂ©parĂ© les solutions de CodyCross Militant en opposition avec une autoritĂ© politique. Ce jeu est dĂ©veloppĂ© par Fanatee Games, contient plein de niveaux. C’est la tant attendue version Française du jeu. On doit trouver des mots et les placer sur la grille des mots croisĂ©s, les mots sont Ă  trouver Ă  partir de leurs dĂ©finitions. Le jeu contient plusieurs niveaux difficiles qui nĂ©cessitent une bonne connaissance gĂ©nĂ©rale des thĂšmes politique, littĂ©rature, mathĂ©matiques, sciences, histoire et diverses autres catĂ©gories de culture gĂ©nĂ©rale. 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J'ai créé ce site pour y mettre les solutions des jeux que j'ai essayĂ©s. This div height required for enabling the sticky sidebar M Iachine milite activement dans l’opposition libĂ©rale en Russie depuis les annĂ©es 2000 et avait pris part au grand mouvement de mobilisation contre Vladimir Poutine de 2011-2012. C’est un alliĂ© du militant anti-corruption AlexeĂŻ Navalny, opposant numĂ©ro un Ă  Vladimir Poutine, qui purge une peine de neuf ans de prison dans une colonie Ă  rĂ©gime sĂ©vĂšre au nord
Le jeu simple et addictif CodyCross est le genre de jeu oĂč tout le monde a tĂŽt ou tard besoin d’aide supplĂ©mentaire, car lorsque vous passez des niveaux simples, de nouveaux deviennent de plus en plus difficiles. Plus tĂŽt ou plus tard, vous aurez besoin d’aide pour rĂ©ussir ce jeu stimulant et notre site Web est lĂ  pour vous fournir des CodyCross Militant en opposition avec une autoritĂ© politique rĂ©ponses et d’autres informations utiles comme des astuces, des solutions et des astuces. Ce jeu est fait par le dĂ©veloppeur Fanatee Inc, qui sauf CodyCross a aussi d’autres jeux merveilleux et dĂ©routants. Si vos niveaux diffĂšrent de ceux ici ou vont dans un ordre alĂ©atoire, utilisez la recherche par indices ci-dessous. CodyCross CroisiĂšre Groupe 644 Grille 1DISSIDENT
Lejeune militant de l’opposition est Ă©crouĂ© Ă  la prison civile de Bassar pour une affaire d’appĂątĂąmes qui l’oppose aux autoritĂ©s de Dankpen. Commerçant de son Ă©tat, il est reprochĂ© au sieur Binafame de vouloir refaire son appĂątĂąmes qui a Ă©tĂ© dĂ©truit entre temps pour besoin de l’élargissement [] Les autoritĂ©s togolaises doivent cesser d’intimider les militants de l’opposition et libĂ©rer immĂ©diatement et sans condition l’un d’eux arrĂȘtĂ© aprĂšs avoir critiquĂ© la proposition d’une autoritĂ© locale, a dĂ©clarĂ© Amnesty International aujourd’hui. Kombate GarimbitĂ©, militant de l’Alliance des dĂ©mocrates pour le dĂ©veloppement intĂ©gral ADDI, un parti de l’opposition, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© le 4 avril aprĂšs avoir pris part Ă  une rĂ©union des parents d’élĂšves de la localitĂ© de Yembour, durant laquelle il s’est opposĂ© avec d’autres participants Ă  une proposition du chef de ce canton situĂ© au Nord du pays. Le chef demandait une cotisation de 1600 francs CFA environ 2,5 euros par famille pour rĂ©parer des dĂ©gĂąts causĂ©s par plusieurs Ă©lĂšves au cours de manifestations en mars dernier pour demander la reprise des cours interrompus suite Ă  une grĂšve des enseignants. Kombate GarimbitĂ© a demandĂ© au chef de canton si cette proposition Ă©tait fondĂ©e par une dĂ©cision de justice ordonnant aux parents de financer la rĂ©paration des dĂ©gĂąts occasionnĂ©s. Si Kombate GarimbitĂ© est dĂ©tenu uniquement pour avoir exercĂ© son droit Ă  la libertĂ© d’expression de maniĂšre pacifique, il doit ĂȘtre libĂ©rĂ© immĂ©diatement et sans condition François Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest Ă  Amnesty International. Suite Ă  ces propos, Kombate GarimbitĂ© a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© et accusĂ© de troubles aggravĂ©s Ă  l’ordre public » pour avoir instiguĂ© les manifestations d’élĂšves. Il est dĂ©tenu Ă  la prison de Dapaong, au Nord du pays, sans accĂšs Ă  un avocat. Il nie avoir Ă©tĂ© impliquĂ© dans l’organisation des manifestations et dĂ©clare qu’il se trouvait Ă  ce moment-lĂ  Ă  LomĂ©, Ă  630 Km de Yembour. Si Kombate GarimbitĂ© est dĂ©tenu uniquement pour avoir exercĂ© son droit Ă  la libertĂ© d’expression de maniĂšre pacifique, il doit ĂȘtre libĂ©rĂ© immĂ©diatement et sans condition,» a dĂ©clarĂ© François Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest Ă  Amnesty International. RencontrĂ© par Amnesty International Ă  la prison de Dapaong, Kombate GarimbitĂ© a dĂ©clarĂ© avoir fait l’objet de menaces et d’intimidations de la part des autoritĂ©s locales pour ses prises de positions politiques. Il indique avoir Ă©tĂ© contraint de signer un procĂšs-verbal de plusieurs pages sans l’avoir lu. Le Togo connait depuis le dĂ©but de l’annĂ©e des mouvements sociaux, notamment au sein du personnel enseignant et des Ă©lĂšves. Trois Ă©lĂšves ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s entre le 12 et le 17 mars dernier et dĂ©tenus Ă  la prison civile de Dapaong dans le cadre des manifestations Ă  Yembour, avant de bĂ©nĂ©ficier d’une libĂ©ration conditionnelle le 24 mars. Ils Ă©taient accusĂ©s de troubles aggravĂ©s Ă  l’ordre public ». Amnesty international a documentĂ© plusieurs cas d’intimidation de militants politiques de l’opposition dans le pays, en particulier au Nord. Des militants du Parti national panafricain PNP, opposition ont Ă©tĂ© empĂȘchĂ©s de manifester dans les villes de Mango le 12 mars et de Kara le 25 mars. Dans la capitale LomĂ©, une manifestation organisĂ©e par une coordination d’élĂšves et d’étudiants a Ă©tĂ© interdite le 9 mars au motif que son itinĂ©raire incluait, selon la mairie de la ville, une zone d’affluence les jours ouvrables. La libertĂ© d’expression et la libertĂ© de rĂ©union pacifique sont des droits et non des privilĂšges. Les autoritĂ©s doivent mettre un terme Ă  leur campagne d’intimidations et d’arrestations arbitraires de personnes exerçant ces droits, y compris les militants de l’opposition, » a dĂ©clarĂ© François Patuel.
Quandl'opposition est réprimée en Jordanie. Des femmes passent devant une affiche du roi Abdallah II de Jordanie dans une rue de la capitale Amman, le 6 avril 2021, aprÚs qu'une répression
MILITANT EN OPPOSITION AVEC UNE AUTORITE POLITIQUE - Mots-FlĂ©chĂ©s & Mots-CroisĂ©s Recherche - DĂ©finition Recherche - Solution La meilleure solution pour MILITANT EN OPPOSITION AVEC UNE AUTORITE POLITIQUE Solution DĂ©finition DISSIDENTMILITANT EN OPPOSITION AVEC UNE AUTORITE POLITIQUE EN 9 LETTRES Solution DĂ©finition INCAANCIENNE PUISSANCE POLITIQUE DU PEROUL'AUTORITE DU SOLEILNOM DONNE A LA PUISSANCE POLITIQUE ETABLIE AU PEROUMANDELACET HOMME POLITIQUE LUTTA CONTRE L'APARTHEIDMILITANT CONTRE L'APARTHEIDMILITANT CONTRE L'APARTHEID PRENOMME NELSONNELSON, MILITANT EMBLEMATIQUE CONTRE L'APARTHEIDTRACTPUB POLITIQUEVERTMILITANT ECOLOGISTENATURE EN POLITIQUEHEGEMONIESUPREMATIE POLITIQUETYRANCELUI QUI ABUSE DE SON AUTORITEIL ABUSE DE SON AUTORITEIL NE SUPPORTE PAS L'OPPOSITIONTYRANNIEAUTORITE OPPRESSIVEALGORE EN POLITIQUEEDENHOMME POLITIQUE BRITANNIQUEHOMME POLITIQUE BRITANNIQUE, PREMIER MINISTRE DE 1955 A 1957ELANRENOUVEAU EN POLITIQUEETATAUTORITE PUBLIQUEAUTORITE SOUVERAINEHUEHOMME POLITIQUEMERE NA NIFAVORISE LA POLITIQUE DU MOINDRE CHOIXORACLEPERSONNE QUI PARLE AVEC AUTORITEOSERAVOIR L'AVAL D'UNE AUTORITE SUISSEPARCIMONIE PARTIASSOCIATION POLITIQUEFORMATION POLITIQUEGROUPE POLITIQUERASSEMBLEMENT POLITIQUEREUNION POLITIQUEPCPARTI POLITIQUEJe propose une nouvelle solution ! Compte-rendu de la recherche pour MILITANT EN OPPOSITION AVEC UNE AUTORITE POLITIQUE Lors de la rĂ©solution d'une grille de mots-flĂ©chĂ©s, la dĂ©finition MILITANT EN OPPOSITION AVEC UNE AUTORITE POLITIQUE a Ă©tĂ© rencontrĂ©e. Qu'elles peuvent ĂȘtre les solutions possibles ? Un total de 21 rĂ©sultats a Ă©tĂ© affichĂ©. Les rĂ©ponses sont rĂ©parties de la façon suivante 1 solutions exactes 0 synonymes 20 solutions partiellement exactes
POLITIQUE- Les drames successifs en Méditerranée démontrent s'il en est encore besoin les conséquences d'une absence de gouvernance politique
PubliĂ© le 07/10/2020 Ă  1359 La militante est accusĂ©e de fabriquer, rassembler et diffuser des informations ... contre la rĂ©publique socialiste du Vietnam», selon le ministĂšre de la SĂ©curitĂ© publique. Les autoritĂ©s vietnamiennes ont annoncĂ© mercredi 7 octobre avoir arrĂȘtĂ© une Ă©crivaine de renom, militante pour la libertĂ© de la presse et les droits civils, quelques heures aprĂšs la tenue d'un dialogue annuel entre les États-Unis et le Vietnam sur les droits de l' lire aussiRoissy des militants Ă©cologistes en garde Ă  vue aprĂšs s'ĂȘtre introduits sur le tarmacPham Doan Trang, qui appelle au changement sur des questions controversĂ©es comme l'accaparement des terres et les droits des communautĂ©s LGBT, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e mardi dans une maison qu'elle louait Ă  Ho Chi Minh-Ville et se trouve dĂ©tenue sur des accusations d'opposition Ă  l'État. Cette arrestation est intervenue peu de temps aprĂšs la tenue d'un dialogue annuel sur les questions des droits de l'homme entre Washington et lire aussiCharlie Hebdo raconte ses 50 ans de lutte pour la libertĂ© d'expression dans un livreL'Ă©crivaine vietnamienne, qui a travaillĂ© pendant des annĂ©es comme journaliste pour des mĂ©dias d'État, a Ă©tĂ© accusĂ©e de fabriquer, rassembler et diffuser des informations ... contre la rĂ©publique socialiste du Vietnam», selon le ministĂšre de la SĂ©curitĂ© publique. L'opposition Ă  l'État» est punie au Vietnam de peines pouvant aller jusqu'Ă  20 ans de par Reporters sans frontiĂšresMme Trang avait dĂ©jĂ  affirmĂ© par le passĂ© avoir Ă©tĂ© battue et arrĂȘtĂ©e par la police en raison de son travail. En 2016, Mme Trang avait ainsi Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e par la police alors qu'elle se rendait Ă  une rencontre avec le prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama, en visite Ă  dernier, elle avait annoncĂ© se retirer d'un Ă©diteur indĂ©pendant d'ouvrages politiques qu'elle avait contribuĂ© Ă  fonder, dĂ©nonçant du harcĂšlement policier, ainsi que des enlĂšvements et maltraitances prĂ©sumĂ©es sur ses collĂšgues. Dans une lettre qu'elle avait Ă©crite Ă  l'Ă©poque, intitulĂ©e Juste au cas oĂč je sois emprisonnĂ©e», elle exhortait le public Ă  se battre pour des Ă©lections libres et Ă©quitables au Vietnam plutĂŽt que pour sa propre libertĂ©. Elle avait aussi remportĂ© en 2019 une rĂ©compense de l'ONG Reporters sans frontiĂšres RSF pour son travail sur la libertĂ© de la presse, aprĂšs avoir dĂ©noncĂ© les aveux forcĂ©s et les chĂątiments corporels au de dĂ©fense des droits humains Human Rights Watch HRW a exigĂ© sa libĂ©ration immĂ©diate, qualifiant l'arrestation de grave injustice».
\n \n\n\nmilitant en opposition avec une autorité politique
MilitantEn Opposition Avec Une Autorité Politique; Systeme Politique Dans Lequel Le Souverain Tire Ses Pouvoirs De Luimeme Et Ne Reconnait Aucune Limitation A Son Autorite; Au Masculin Designe Une Composition Qui Celebre La Patrie Et La Nation Tandis Qu Au Feminin C Est Une Composition Religieuse Terres D Une Nation; Terres D'une Nation
Views 168Binafame Fousheni, est actuellement derriĂšre les barreaux. Le jeune militant de l’opposition est Ă©crouĂ© Ă  la prison civile de Bassar pour une affaire d’appĂątĂąmes qui l’oppose aux autoritĂ©s de Dankpen. Commerçant de son Ă©tat, il est reprochĂ© au sieur Binafame de vouloir refaire son appĂątĂąmes qui a Ă©tĂ© dĂ©truit entre temps pour besoin de l’élargissement de la route. En effet, en vue d’élargir une voie dans le canton de Namon, il a Ă©tĂ© procĂ©dĂ© Ă  un dĂ©sencombrement qui a occasionnĂ© la casse de tous les appĂątĂąmes y compris celui de Binafame Fousheni qui obstruaient cette voie. {loadmoduleid 210} Quand des mois passaient et que les travaux n’ont jamais dĂ©marrĂ©, presque tous les commerçants ont rĂ©amĂ©nagĂ© leurs sites. Selon les informations c’est quand Binafame Fousheni Ă©tait sur le point d’en faire autant qu’il a Ă©tĂ© interpellĂ© par la police. Le natif de Namon est un militant du ComitĂ© d’Action pour le Renouveau, le CAR du Me Madji Yawovi Agboyibor.
L’Union des forces dĂ©mocratiques de GuinĂ©e (UFDG) et la famille Keita s’inquiĂštent du sort de Mohamed Lamine arrĂȘtĂ© par un groupe des gendarmes lors d’une manifestation de l’opposition le 27 aoĂ»t 2012. Un responsable de ce parti qui a requis l’anonymat joint par tĂ©lĂ©phone par notre rĂ©daction craint le pire car selon lui, la brutalitĂ© policiĂšre au cours des
SĂ©nĂ©gal Politique Cliquez pour agrandir l'image SĂ©nĂ©gal L'opposition veut une Haute autoritĂ© indĂ©pendante » pour organiser et gĂ©rer les Ă©lections 2530 Vues 0 Commentaires Il y a 2 ans © - mardi 10 mars 2020 - 1441Des leaders de l’opposition sĂ©nĂ©galaise Au SĂ©nĂ©gal, dans le cadre du dialogue national, l’opposition a fait une proposition rĂ©volutionnaire. Elle a mis sur la table de nĂ©gociation, l’instauration d’une Haute autoritĂ© indĂ©pendante » pour organiser et gĂ©rer les Ă©lections, a appris KOACI. Les AutoritĂ©s en charge de l’organisation et de la gestion des Élections et des MĂ©dias publics» seront au cƓur des dĂ©bats du jour Ă  la Commission du dialogue politique. Pour l’opposition, Ă  la place du ministĂšre de l’IntĂ©rieur dont le patron est jugĂ© partisan, elle propose une Haute autoritĂ© indĂ©pendante, pour gĂ©rer et organiser les Ă©lections. Aussi, elle rĂ©clame une Haute autoritĂ© pour la gestion des mĂ©dias publics. L’opposition n’est pas loin de la proposition de la sociĂ©tĂ© civile. MĂȘme si elle ne parle pas de ministĂšre, pour la gestion des Ă©lections, elle propose une Haute AutoritĂ© indĂ©pendante» chargĂ©e d’organiser et de gĂ©rer les Ă©lections. Cela, dit-elle, pour redonner la confiance entre acteurs». Si elle a fait une telle proposition, c’est parce que l’opposition dĂ©nonce la partialitĂ©, maintes fois constatĂ©es du ministre de l’IntĂ©rieur, militant et responsable du parti au pouvoir», ainsi que les manquements rĂ©pĂ©tĂ©s de l’actuelle Cena», notamment dans son rapport sur les Ă©lections lĂ©gislatives, oĂč elle a avouĂ© que c’est l’administration qui, en un moment donnĂ©, avait pris sur elle la responsabilitĂ© d’envoyer en vrac et sans tri les cartes d’électeurs, provoquant ainsi toutes les perturbations qui s’en sont suivies. Pour la structure qui aura en charge la gestion des mĂ©dias publics», l’opposition propose une Haute autoritĂ© des mĂ©dias». Un organe qui, selon la proposition, sera indĂ©pendant, dotĂ© de pouvoirs et de moyens, impliquĂ© dans la procĂ©dure de nomination proposition de liste de dirigeants potentiels parmi lesquels l’ExĂ©cutif fera son choix».Cette haute autoritĂ© aura, entre autres missions de rĂ©guler le secteur des mĂ©dias et de garantir l’accĂšs Ă  l’information et l’accĂšs Ă©quitable aux mĂ©dias du service public Ă  tous les citoyens et aux organisations politiques, syndicales et sociales». Elle pourrait Ă©galement avoir compĂ©tence de sanctionner les dirigeants des mĂ©dias publics qu’il pourra rĂ©voquer en tant que de besoin». Ces rĂ©formes sont d’autant plus nĂ©cessaires pour l’opposition que le pouvoir s’accapare des mĂ©dias publics d’oĂč sont quasiment exclus les opposants. Or, prĂ©cisent les opposants, aux termes de la loi sur les partis politiques, les partis membres de la coalition au pouvoir n’ont pas plus de droit que les partis membres des diffĂ©rents fronts de l’opposition». En ce sens, Sourang et Cie notent qu’en dehors des pĂ©riodes de campagne Ă©lectorale oĂč l’égalitĂ© entre les diffĂ©rents partis est rompue au profit de la reprĂ©sentativitĂ© dĂ©finie et appliquĂ©e sous le contrĂŽle de l’autoritĂ© de rĂ©gulation des mĂ©dias, les dirigeants de la Rts n’ont aucun droit de privilĂ©gier les partis au pouvoir dans le traitement de leurs manifestations. Sidy Djimby Ndao , Dakar Contacter Ă  Dakar + 221773243692 – ou sn Par Koaci RESTEZ CONNECTÉ En tĂ©lĂ©chargeant l'application KOACI. 0 Commentaires SĂ©nĂ©gal L'opposition veut une Haute autoritĂ© indĂ©pendante » pour organiser et gĂ©rer les Ă©lections Veuillez vous connecter pour commenter ce contenu. Votre avis nous intĂ©resse. Soyez le premier Ă  commenter cet article .
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